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Tibo Inshape serait excellent en Publicité Facebook : découvrez pourquoi

Tibo Inshape serait excellent en Publicité Facebook : découvrez pourquoi

Le vidéaste Tibo Inshape a beaucoup à apprendre aux entreprises sur l’art d’attirer l’attention du consommateur 2.0 pour en faire un client – notamment avec la Publicité Facebook.

 Bon, rentrons directement dans le vif du sujet.

Vous avez deux types de personnes dans la création de contenu sur internet :

– 1) Les marques ou indépendant qui vont créer du contenu pour attirer à terme une clientèle (comme ce blog-ci par exemple qui traite de la publicité Facebook pour les e-commerces) ;

– 2) Les individus qui créent du contenu pour divertir ou juste informer les internautes (comme Tibo Inshape qui au début parlait beaucoup de fitness mais fait de plus en plus de contenu lifestyle).

Les marketeurs ont tendance à sous-estimer cette deuxième catégorie de personnes car la manière dont ils rentabilisent leurs audiences (utiliser la monétisation sur YouTube ou faire des partenariats avec des marques) n’est pas forcément la plus profitable.

Et puis il y a aussi un côté où ils se disent “bah eux ils attirent plein de touristes et pas forcément des gens qualifié pour acheter un truc”.

Donc d’un côté il y a “nous les marketeurs” et de l’autre se trouve “ceux qui font du contenu pour divertir ou informer la masse”.

Mais, cher lecteur, si je devais vous dire la vérité et rien que la vérité, je vous dirais la chose suivante : les “vrais marketeurs” devraient payer les gens comme Tibo Inshape pour prendre des leçons en marketing.

Explication.

I) Tibo Inshape : génie marketing malgré lui (qui peut vous aider à améliorer vos Facebook Ads)

A) Comprendre le marché de l’attention

L’homme que vous voyez à votre droite, c’est Patrick Le Lay (1942-2020).

Du 1er février 1988 au 31 juillet 2008, ce monsieur était le président-directeur général du groupe TF1.

Et 4 ans avant de quitter ses fonctions, il va créer sans malgré lui la plus grosse controverse de toute sa vie.

En juillet 2004, Patrick Le Lay (toujours PDG de TF1) se fait interrogé pour le livre “Les dirigeants face au changement” aux Editions du Huitième jour. Cet homme a toujours eu un franc-parler, mais ce jour-là il atteint le pinacle.

Il dit que “Dans une perspective “business”, […] le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola par exemple à vendre son produit […]. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible […].”

Dire que cette phrase a fait couler beaucoup d’encre serait un euphémisme : ce fut un tremblement de terre médiatique. Vous imaginez un peu ? Le PDG de TF1 affirme tranquillement qu’il vend à Coca votre “temps de cerveau disponible” ?!

Il ne cherchait pas à faire polémique. Il présentait juste les choses de manière pragmatique – et ce qu’il a dit été bien vrai.

Dans Les 48 Lois du Pouvoir, la 6ème loi que Robert Greene conseille à son lecteur est “d’attirer l’attention à tout prix”

Il faut savoir que dans chaque société humaine, il existe un élément rapportant à coup sûr argent, pouvoir et influence : c’est l’attention des gens.

Comme la prostitution, la publicité est une des industries les plus vielles du monde. Si elle doit périr un jour, ce sera en même temps que la race humaine. 

Si par exemple vous voulez créer un mouvement en politique, vous avez besoin de sensibiliser les gens à votre idéologie. La manière la plus simple d’y parvenir c’est de trouver un canal ou un média rassemblant une part significative de vos futurs électeurs puis de faire en sorte que votre message y soit diffusé de manière régulière.

C’est tragiquement ce qui arriva avec le génocide du Rwanda d’avril à juillet 1994. Un massacre d’une telle ampleur commis directement par le peuple doit forcément se préparer en amont avec une machine marketing et idéologique. Et l’un des instruments qui y a servi, la vraie machette qui a ôté la vie à  un million de Tutsi, c’était la “Radio télévision libre des Milles Collines”.

À l’époque, la majorité des rwandais écoutait la radio. C’était, à l’instar de ce qu’est Facebook aujourd’hui, le média de monsieur tout le monde. Les architectes de ce massacre ont donc profité de ce “rassemblement” pour promouvoir leur idéologie meurtrière.

Je ne regarde pas souvent les matchs de foot, mais j’ai tenu à suivre la finale de la Ligue des champions 2020 Paris-Bayern.

En regardant le match, j’ai vu que Mastercard avait des publicités autour du terrain s’assurant ainsi d’être vu par des centaines de millions de personnes qui comme moi sont assis devant leur TV pour la finale.

(Là pour le coup c’était OL-MCI. Mais constatez par vous-même les pubs de Mastercard.) 
Image : RTL Sport

C’est ce qui s’appelle “détourner l’attention” ou simplement profiter du fait que votre cible regarde dans une direction pour y apparaître afin d’être vu. (Des géants comme McDonald ou Coca-Cola nous amènent à penser que, sur le long-terme, plus vous serez vu, plus vous aurez de chances de dominer le marché.)

Donc peu importe la manière ou le média : les marques ont besoin que leurs clients potentiels voient leurs offres. Les médias quant à eux ont déjà leur attention. Qu’est-ce qui se passe alors ? Et bien les entreprises font de gros chèque pour profiter du “temps d’attention disponible”. Voilà comment fonctionne cette industrie. 

B) Tibo Inshape : grand guerrier dans la bataille pour l’attention

Dans le Personal MBA, Josh Kaufman nous dit que “Toutes les entreprises qui réussissent trouvent le moyen d’attirer l’attention des bonnes personnes et de susciter leur intérêt pour les transformer en clients. […] Le marketing est l’art et la science de trouver des “prospects” […]. Il ne faut pas confondre le Marketing et la Vente […]. Le marketing, c’est chercher à se faire remarquer ; la Vente, sujet que nous traiterons dans le chapitre 3, c’est conclure l’affaire.”

Ainsi, Josh Kaufman nous apporte sa définition du marketing que l’on pourrait reformuler ainsi : c’est l’art d’attirer l’attention d’une cible précise.

Comme une simple bouteille d’eau, votre attention a une valeur marchande – et c’est ce que les médias comme TF1 vendent aux grosses marques.

Donc en tant que média, plus vous aurez d’attention, plus vous gagnerez de l’argent. Que faire alors si ce n’est vous battre contre les autres médias afin d’en obtenir le plus possible ? C’est ce qu’on appelle la bataille pour l’attention.

Il y a toujours eu une bataille pour l’attention entre les médias traditionnels (TV, journaux, etc.). Mais cette bataille est devenue encore plus féroce avec l’apparition du smartphone, des réseaux sociaux, et des créateurs de contenu indépendant qui utilise le blog, la vidéo ou le podcast. 

Avant, il n’y avait que des titans. Maintenant, il y a des petits comme moi qui parviennent tout de même à prendre une fraction de cette attention disponible car si vous me lisez moi, vous aurez moins de temps et d’énergie disponible pour donner votre attention à un autre média (d’autres tâches vous attendent). 

Ainsi, là où avant vous deviez choisir entre radio, TV ou journal ; aujourd’hui vous avez le choix entre : 

– réseau social (Facebook ? Snapchat ? Instagram ? Tiktok) ; 

– créateurs de contenu indépendant (vos Youtubeurs, blogueurs et podcasteurs favoris) ;

– Netflix ; 

etc.

Chacun vous courtise pour avoir vos yeux et vos oreilles pendant quelques secondes ou quelques minutes. L’attention du consommateur est telle une princesse fortuné, belle, jeune et célibataire que tout le monde essaie de séduire.

Souvent un entrepreneur ne disposera pas des compétences pour livrer cette bataille pour son entreprise (et y réussir). Il fera donc appel à des experts et des agences de publicité pour “gérer sa com’ ou son entreprise” (c’est-à-dire attirer l’attention d’un maximum de clients potentiels afin d’enclencher le processus de vente et ainsi gagner de l’argent).

Mais ce qui est drôle cher lecteur, c’est que les plus forts dans cette bataille pour l’attention ne savent même pas qu’ils sont les plus forts – et a contrario les “moyen-fort” se croient l’être.

Les choses ont évolué car maintenant, avec la dominance du digital, nous les marketeurs et publicitaires ne sommes plus les plus forts dans cette lutte : je pense que nous sommes plutôt les “moyen-fort”.

Ce sont des gens comme Tibo Inshape attirant des millions de personnes sur leur contenu qui le sont. C’est pour cela que je vous ai dit plus haut que l’on devrait les payer pour nous donner des leçons en marketing.

Mais en quoi Tibo Inshape est-il aussi fort pour attirer l’attention ? Que fait-il exactement ? Puis quel est le lien entre cette compétence et la Publicité Facebook (car oui, il y en a un) ? 

II) Le lien insoupçonné entre Tibo Inshape et la Publicité Facebook

A) Hook, Story, Offer : combo ultime pour réussir vos Facebook Ads

Dans Trafic Secrets, le CEO de Clickfunells Russell Brunson nous introduit à un concept très intéressant en marketing : « Hook, Story, Offer » (« L’accroche, l’histoire puis l’offre »).

Il nous dit la chose suivante : « [Cette structure] est vraiment la base pour vendre quelque chose en ligne. C’est avec lui que l’on identifie ce qui ne va pas dans chaque tunnel de vente que nous créons. Si une publicité ne fonctionne pas, c’est toujours à cause de « L’accroche, l’histoire et l’offre ». »

Pour Russel Brunson, lorsque vous lancez une publicité vous devez veiller à ce que ces trois éléments soient au top :

– une accroche qui va faire en sorte que la personne va s’arrêter sur votre pub (un hameçon quoi) ;

– une histoire en lien avec le produit qui suscitera un intérêt et un désir ;

– une offre super intéressante qui donnera envie de faire ce que vous demandez.

Intéressons-nous spécifiquement à l’accroche.

L’accroche est composée le plus souvent d’un titre, d’une image ou de la miniature d’une vidéo.

Si vous êtes un bon copywriter, alors votre accroche n’aura qu’un seul objectif : remporter la bataille de l’attention.

Votre cible doit choisir de s’arrêter sur votre publicité Facebook. C’est vraiment fondamental.

Dans The Borron Letters, le légendaire copywriter Gary Halbert nous rappelle quelque chose de très important : « Les gens ne viendront commander que s’ils lisent ta promotion et, évidemment, ils ne peuvent la lire que s’ils ouvrent ton enveloppe. »

Gary Halbert (1938-2007) était un homme qui faisait des millions en écrivant des lettres qu’il envoyait ensuite par voie postale pour vendre un produit.

La manière de faire de la promotion a évoluée depuis, mais ses enseignements s’appliquent à la publicité facebook : les gens ne viendront sur votre e-commerce pour commander que s’ils consomment votre publicité et, évidemment, ils ne peuvent la consommer que s’ils s’arrêtent dessus.

Lorsqu’un amateur lance une campagne publicitaire sur Facebook, il suppose inconsciemment que l’audience qu’il cible naturellement va s’arrêter pour consommer sa publicité… mais c’est loin d’être le cas.

Le mode d’agissement par défaut consiste à ignorer les publicités sur Facebook et de continuer à défiler – observez simplement votre propre comportement.

Il vous faut donc travailler intelligemment votre Hook (accroche) c’est-à-dire titre, image ou miniature afin de donner envie à la personne de cliquer pour visionner la vidéo de votre titre ou juste de s’arrêter pour lire le texte. 

N’ayant pas été formé de manière professionnelle à la publicité, la plupart des gens ne connaissent pas tous les enjeux qu’il y a derrière.

Pour eux ils peuvent simplement aller sur une banque d’images gratuite sur le net comme Pixabay, prendre une photo standard correspondant plus ou moins à ce qu’ils vendent, écrire ensuite un titre sans grande réflexion et ensuite lancer leur publicité en espérant obtenir prospects et clients.

En fait si je le sais aussi bien, c’est parce que j’ai moi-même opéré de cette façon à mes débuts… (bah quoi ?! On a tous le droit d’être nul quand on commence.)

Et si on sort un petit moment du cadre de la publicité Facebook, sachez que les médias digitaux qui font le buzz accorde aussi beaucoup d’attention à leur titre et à leur miniature.

Chaque pièce de contenu donne envie de cliquer à tel point que l’on se retrouve paralyser car tout semble attirant comme sur Netflix.

(Je suis même arrivé à un point où je collectionne les accroches dans mon Google Drive afin d’avoir des idées pour mes publicités.)

Mais même sur Youtube on voit la même chose (oui on va bientôt parler de Tibo).

Ce qui va souvent différencier un YouTubeur expérimenté de quelqu’un qui débute, c’est l’importance accordé au titre et à la miniature. Il ne s’agit pas de faire un titre lambda décrivant plus ou moins ce dont vous traitez dans la vidéo (comme vous l’auriez fait pour une dissertation) ni laisser la plateforme choisir de manière automatique votre miniature.

C’est la guerre dehors. Tout le monde sort l’artillerie lourde pour gagner et vous croyez que c’est avec un pistolet à eau que vous allez vous imposer ?

Si l’on prend Tibo Inshape, ses accroches ressemblent fortement à ceux des grands médias digitaux qui font le buzz car ils ont :

– un titre qui titille votre curiosité ;

– une miniature qui vient renforcer le titre et vous donner envie de cliquer pour en savoir plus.

Prenez par exemple cette vidéo où il parle de son accident.

Vous y retrouvez :

– 1) Un titre qui titille votre curiosité : votre youtubeur fitness favoris a fait un accident de moto… « Cest vrai ?! Comment c’est arrivé ? Est-ce qu’il n’est pas trop blessé ? » ;

– 2) Une miniature qui renforce le message du titre : on voit un collage de deux photos où d’un côté on observe quelqu’un qui se fait secourir alors qu’il est au sol avec une moto et de l’autre Tibo sur un lit d’hôpital.

Un autre d’exemple ? Très bien.

Prenons maintenant cette vidéo où il semble parler de sa “nouvelle copine”.

Vous avez encore :

– 1) Un titre qui titille votre curiosité : Tibo a une nouvelle copine ?! C’est qui ? Depuis quand ? Pourquoi ?

– 2) Une miniature qui renforce le message : on le voit dans sa chambre avec une fille et ils ont l’air d’être à deux doigts de s’embrasser (sous-entendu : ça a l’air sérieux quand même).

Un troisième exemple ? Non flemme. Je pense que vous avez compris l’idée cher lecteur.

Maintenant je vais aller sur mon Google Drive pour vous comparer le travail de Tibo avec le Huffington Post.

Tenez prenons celui-là.

Titre : « Des proches de Trump testés positifs au coronavirus juste avant son meeting à Tulsa »

Miniature : Donald Trump semblant s’adresser aux médias et dont la communication non-verbale laisse penser qu’il nie ou rejette quelque chose.

Comment font-ils pour donner envie de cliquer et lire l’article ?

Comme Tibo Inshape, ils utilisent la curiosité. Ils nous disent que des proches Trump sont positifs. Ok, mais qui exactement ? Comment ça s’est fait ? Est-ce qu’ils ont contaminé d’autres personnes ? Pourquoi Trump a une « tête négative » sur la couverture ? Qu’a-t-il dit ? Cherche-t-il à nier le fait ?

Des interrogations. Plein d’interrogations. Voilà comment ce Hook nous donne envie de cliquer (ce qui permettra ensuite au Huffington Post de vendre notre « temps d’attention disponible » avec de la publicité).

(J’ai tout un dossier sur des accroches du Huffington Post. Eux aussi ils ont vachement bons en marketing quand même.)

B) Et si on appliquait les techniques de Tibo aux publicités Facebook ?

Mon Hook pour cet article suggérait que Tibo pourrait devenir le meilleur consultant en Publicité Facebook. Bon, vous savez maintenant que c’est un tout petit peu titre marketing.

Néanmoins, vous pouvez vous inspirer de Tibo Inshape pour améliorer les performances de vos publicités Facebook en pensant vos titres, photos et miniatures comme des hameçons servant à retenir l’attention des gens.

Le but étant de mettre une accroche vraiment accrochante (oui il y a tautologie… pédagogie oblige), un hameçon véritable qui va retenir les gens et leur donner envie de consommer votre publicité Facebook pour en savoir plus (Mon Dieu, la curiosité est vraiment un vilain défaut).

J’ai un exemple concret à vous montrer.

Regardez cette publication que j’ai faite pour mon client Réunion Literie le vendredi 21 août dernier.

Réunion Literie est une boutique de literie basée à Saint-Pierre, La Réunion. Ils m’ont délégué la gestion de leur marketing sur Facebook.

Je lui ai donc mis deux photos l’une montrant une personne qui se réveille en pleine forme et l’autre montrant l’inverse. 

J’ai mis un gros titre que même un myope comme moi ne peut rater : « Quelle est la différence entre ces deux personnes ? ». Ce texte devait servir à retenir l’attention de ma cible et à titiller sa curiosité afin qu’elle lise la description.

Il y a ensuite un texte de copywriting (un peu long je vous l’accorde) sur lequel je m’appuie sur les désirs et les problèmes de la clientèle cible de Réunion Literie afin de les éduquer et les inciter à considérer leurs offres.

HOOK = gros texte sur une image avec une interoggation.

Mais j’ai un autre exemple à vous montrer.

Comme vous pouvez le voir, le titre est ici frappant (et inspiré des médias) : « IINFO CHOC : une femme enceinte dort sur le ventre ».

En miniature vous avez effectivement une femme enceinte sur un lit qui semble prête à se retourner.

Il faut savoir qu’une femme enceinte ne peut pas se mettre sur le ventre. Il s’agissait là d’un réel exploit rendu possible par une literie à eau. 

C’est donc quelque chose qui retient très facilement l’attention de la cible de cette publicité : une femme enceinte (ou même le futur papa).

(Mon échange avec Brigitte, responsable marketing de Réunion Literie, 2h après le lancement de cette publicité facebook)

Cette publicité a fait des ravages. Elle devait durer une semaine mais on a dû l’arrêter au bout de deux heures car elle a généré trop de prospects. Le Hook a donc très bien marché.

Ah, il y a une autre technique de copywriting que je peux vous partager pour améliorer les performances de vos campagnes (toujours en rapport avec l’accroche) : elle consiste à positionner le contenu de votre publicité facebook comme un contenu éditorial – c’est-à-dire un contenu qui informe ou divertit mais ne fait pas de publicité. (Là aussi, c’est une astuce de Gary Halbert.)

À ce niveau, le maître incontesté est Tai Lopez – qui d’ailleurs fut le premier à me former et certifier au marketing sur les réseaux sociaux – avec sa vidéo qui a fait le Buzz « Here In My Garage ».

Il me semble qu’à cette époque montrer une grosse voiture en tant qu’entrepreneur / marketeur était quelque chose d’inédit sur internet – ce qui bien sûr n’est plus le cas car tout le monde le fait.

Tai Lopez vous attire donc avec un titre « Regardez ce qu’il y a dans mon garage » et une miniature suggérant qu’il va vous présenter sa voiture de sport. Il va effectivement le faire, mais au fond cette vidéo est comme une campagne pour générer des prospects qualifiés qui va lui rapporter des millions de dollars.

En soi ce qu’il fait c’est habiller sa publicité avec les codes vestimentaires du contenu éditorial.

Là je vous ai montré une vidéo sur YouTube, mais sachez qu’il applique la même stratégie sur ses publicités facebook (et conseille aux gens de faire de même). Mais bon, je n’ai pas envie de m’étaler sur lui (surtout que je rédige la fin de cet article à la gare et que je dois m’éclipser dans 15 minutes pour prendre le bus).

Sachez juste que même en tant que e-commerçant, vous pouvez appliquer cette technique : c’est ce que fait Turbo Trop (un e-commerce proposant des outils de massage).

Les vidéos que vous voyez entre des crochets étaient des publicités. Comme vous pouvez le voir, la miniature est assez douteuse et attire facilement l’œil et la curiosité.

C’est très intriguant : un bras viril, une fille sexy en legging, une machine bizarre derrière pointée au niveau des fessiers. Je vous avoue que j’étais obligé de cliquer. Mais en fait c’était une publicité pour e-commerce.

Voilà donc une autre technique pour améliorer vos publicités facebook : utilisez les codes d’un contenu éditorial.

Néanmoins, cette technique nécessite une certaine habilité en marketing car vous ne pouvez pas non plus mentir. Les gens réagiront très mal, le signaleront à Facebook et vous risquez des ennuis derrière.

Conclusion : attirer l’attention à tout prix sur vos publicités Facebook

Voici l’essentiel de cet article : réfléchissez toujours à comment attirer l’attention des gens quand vous lancez une publicité facebook.

Vous devez vous dire que les gens ne vont pas s’arrêter tout seul pour consommer vos publicités et que vous devez travailler intelligemment pour qu’ils le fassent (car s’ils ne consomment pas vos publicités, ils ne viendront pas acheter vos produits après).

Concentrez-vous donc sur le titre, la miniature ou la photo de votre publicité Facebook et faites-en de vrais hameçons.

Le temps presse. Je dois vous laisser maintenant car mon bus part dans 7 minutes et il y a déjà beaucoup de personnes autour. (J’espère au moins avoir une bonne place.)

À très vite,

Fahime Hassani – spécialiste Publicité Facebook pour e-commerçants

E-COMMERCE : ce RAPPEUR donne une leçon inoubliable de COPYWRITING

E-COMMERCE : ce RAPPEUR donne une leçon inoubliable de COPYWRITING

Le chanteur Dadju donne (malgré lui) une grande leçon de copywriting : inspirez-vous en pour votre e-commerce.

Vous savez ce que j’adore dans le copywriting ? C’est son caractère inaltérable qui fait qu’il vous servira toujours dans votre e-commerce.

(Définition : copywriting = vendre à l’écrit.)

Ce n’est pas comme faire de la publicité sur Facebook ou sur Google, ou encore comme du référencement dont vous n’êtes pas sûr que ce que vous apprenez aujourd’hui sera encore utile pour votre e-commerce dans quelques années.

De plus, le copywriting se retrouve partout et dans n’importe quelle type de publicité peu importe sa plateforme (digital, TV, papiers, etc.).

Mais il y a autre chose. En fait, quand je dis que vous retrouvez le copywriting un peu partout, cela va au-delà du marketing : vous en trouverez en politique, en séduction, dans des romans et même dans la musique.

Prenez les chanteurs par exemple. Beaucoup de chanteurs sont des copywriters de folie – bien qu’ils ignorent complètement ce que c’est que le copywriting. Vous savez pourquoi ? Car ils sont capables de retranscrire vos émotions et vos pensées dans leurs chansons comme-ci ils les avaient écrites spécialement pour vous.

Leurs paroles sont les nôtres. Les histoires qu’ils racontent sont parfois aussi les nôtres. Subjugué, on s’écrie alors « Putain c’est trop moi » ou « J’te jure j’ai l’impression qu’il parle de moi ».

Cela vous ait déjà arrivé ?

En ce qui me concerne, une des chansons qui a le plus raisonné en moi c’était « Tu vas me manquer » de Maître Gims sortie le 22 décembre 2015.

Je venais de rompre avec le premier « vrai amour mature » de ma vie. Et la chanson décrivait parfaitement ce que je vivais les premiers jours après la rupture :

– le vide laissé par l’absence d’une personne avec qui l’on parlait tous les jours ;

– les tourments qui viennent vous assaillir et qui vous font penser que vous ne parviendrez jamais à surmonter ça ;

– la solitude glaciale qui vous frappe du jour au lendemain ;

– l’espoir paradoxal de voir la personne revenir malgré ce qui s’est passé ;

etc.

Le refrain résumé parfaitement tout cela : « Je t’attends comme si t’allais rentrer, tu vas me manquer, tu vas me manquer. Les souvenirs ne cessent de me hanter, tu vas me manquer, tu vas me manquer. »

Je vous avouerai que même aujourd’hui il peut m’arriver de réécouter cette chanson. Je l’apprécie vraiment beaucoup. J’ai même voulu focus toute notre discussion d’aujourd’hui sur elle.

Enfin bref, revenons où nous en étions.

Les chanteurs sont des copywriters de folie car ce qu’ils produisent raisonnent profondément en nous. Et vous savez quoi ? C’est exactement le genre d’effet que vous voulez produire quand vous écrivez une publicité Facebook pour votre e-commerce (ou n’importe quoi d’autre avec un objectif marketing).

Vos mots doivent pousser votre cible à se dire que vous le comprenez mieux que n’importe qui car ainsi il aura l’impression que ce que vous vendez vous est le produit parfait pour résoudre SON problème à lui. Tel un archer, il vous faut lui décocher une flèche en plein cœur – sinon la vente risque d’être perdue.

On vous a peut-être déjà dit qu’il vous faut rentrer dans la tête de votre client cible pour trouver ses désirs et ses peines afin de les utiliser ensuite dans vos arguments de vente.

Mais tout cela est un peu trop théorique à mon goût. Je vais vous l’expliquer autrement en parlant d’une chose qu’on a tous connu dans nos vies : la jalousie.

I) Dadju : maestro en copywriting

A) Qu’est-ce qui fait de Dadju – qui est normalement un rappeur – un maître copywriter ?

Dadju est un rappeur et chanteur français âgé de 29 ans au moment où je vous écris cet article. C’est le frère de Maître Gims – un autre chanteur très connu en France.
Il a 4,43 millions d’abonnés et sa chanson la plus populaire (« Reine ») comptabilise actuellement 249 millions de vues.

Son succès l’a conduit à se faire interviewer sur BFMTV, C à vous, Kombini, M6 Music et bien d’autres.

Mais la chanson qui nous intéresse aujourd’hui – et sur laquelle nous allons nous baser pour partager une leçon fondamentale pour le copywriting de votre boutique – est « Jaloux ».

Petit rappel.

Quand on fait du copywriting, on écrit pour une cible précise qui connait un problème précis dans sa vie. (Copywriting sans cible c’est comme un vélo sans roue.)

Donc si j’affirme que le rappeur Dadju a fait du copywriting dans « Jaloux », c’est que j’ai été capable de trouver sa « cible » ainsi que ses « problèmes ». Selon moi, la cible de Dadju ici est un jeune homme amoureux et son problème c’est la jalousie.

Attention, je ne dis pas que les femmes ne peuvent écouter cette chanson, ni l’apprécier, ni même s’identifier. Ce que j’affirme par contre, c’est que cette chanson décrit parfaitement ce que ressent un jeune homme jaloux ainsi que sa manière de penser.

Encore une autre précision : je ne dis pas non plus que tous les hommes se comportent de la manière dont Dadju va les décrire.

La question que vous devez vous poser maintenant c’est :

– 1) Qu’a-t-il dit dans sa chanson ?

– 2) En quoi c’était du copywriting ?

Nous y venons.

« Jaloux » est sortie le 5 octobre 2018. Dans cette chanson, Dadju raconte son histoire (du moins il l’incarne par la narration) de jeune homme fiancé, follement amoureux d’une belle et sexy jeune femme et tourmenté par la jalousie.

Dès le premier couplet il nous fait rentrer dans le vif du problème : « Je ne sais pas à quoi tu t’attendais. Avec moi, y a pas d’histoire de ‘’c’est juste un ami’’. À qui tu veux faire avaler que ton corps ne dérange pas tes soi-disant amis ? […] ».

Sur cette partie, Dadju rejette l’idée d’une pseudo amitié entre sa fiancée et d’autres hommes. Il soutient sa position avec un argument aussi simple que concret : sa copine est trop sexy pour qu’un homme hétérosexuel puisse y être indifférent.

Ensuite il affirme plus loin que « Les hommes je les connais, j’ai moi-même été de l’autre côté ». Il explique ainsi sa position en indiquant qu’il sait comment les hommes réfléchissent et se comportent (ce qui lui est très aisé puisque c’est lui-même un homme) et qu’il sait ce que c’est que d’être de « l’autre côté ».

« L’autre côté » pourrait signifier deux choses :

– 1) faire semblant d’être un ami alors qu’au fond il éprouve autre chose pour la fille en question ;

– 2) avoir opéré de la même façon au début de sa relation avec celle qui deviendra plus tard sa fiancée.

Il faut savoir que les hommes sont nombreux à jouer les « loups endormis » et à feindre l’amitié alors qu’au fond ils désirent et espèrent autre chose.

La logique est la suivante : si nous restons sous le radar suffisamment longtemps, elle ne verra rien venir ; nous pourrons nous rapprocher de la fille en question, créer une bonne relation, apprendre à la connaître et à nous faire apprécier par elle jusqu’à ce que l’amitié se mue comme par magie en amour.

Si vous êtes un homme, il y a de fortes chances que vous ayez maintenant un petit sourire aux coins des lèvres témoignant de votre culpabilité.

Mais si vous êtes une femme, vous avez sans doute déjà vécu plusieurs fois ce genre de situation : un « ami » se révèle plus tard comme étant et voulant autre chose qu’une simple amitié avec vous.

Certains hommes sont de vrais sous-marins capables de « rester sous le radar » pendant des jours, des semaines, des mois, ou même des années.

Comme je vous l’ai dit en haut, Dadju a peut-être lui-même utilisé la même approche avec sa copine : il a déguisé ses intentions, et d’ami il est devenu peu à peu soupirant puis amant. Braqueur sachant comment braquer, il « se doit » d’être sur ses gardes puisque, selon ses propres termes, « Les hommes sont sans pitié ».

En ce qui me concerne, je ne pense pas que les hommes soient incapables d’être sincères dans une relation amicale avec une fille. J’ai de nombreux cas qui démentirait cette affirmation et vous aussi je pense.

Néanmoins, j’ai l’impression que bien souvent les sentiments purement amicaux d’un jeune homme seront destinés aux filles les moins attirantes qu’il y a dans son entourage. Aussi simplement que 2 + 2 ne peut faire 5, il est quasiment impossible en tant que jeune homme hétérosexuel de n’avoir jamais pensé à autre chose (pendant même une fraction de secondes) lorsque votre « amie » est mignonne et sexy.

Je pense que c’est cette réalité que Dadju décrit lorsqu’il disait au début « À qui tu veux faire avaler que ton corps ne dérange pas tes soi-disant amis. »

Enfin, au milieu de son refrain, Dadju tente de justifier sa jalousie en disant « Si je t’aime, je suis jaloux. Quand j’aime, je suis jaloux. »

C’est la partie qui m’a le plus fait sourire et qui m’a conforté dans l’idée que sa cible devait forcément être un homme.

La dernière chose qu’un homme jaloux a envie qu’on lui dise c’est qu’il est jaloux.

Être jaloux en amour représente pour beaucoup d’hommes une situation embarrassante : l’on craint qu’un autre homme puisse nous prendre notre bien-aimée.

Et la dernière chose qu’un homme a envie d’avoué aux autres (autant qu’à lui-même), c’est qu’il a peur. Donc on sortira pleins d’arguments tous plus logiques les uns que les autres afin de justifier notre comportement, notre colère parfois, et détourner l’attention sur le fait qu’on a peur.

C’est en partie pour cela que beaucoup justifient leur jalousie de la manière suivante : « Si je suis comme ça, c’est parce que je t’aime ». Sous-entendu : “J’ai raison d’être comme ça et me le reprocher serait me reprocher d’être amoureux.”

On se réfugie alors derrière notre amour pour justifier notre comportement et ne pas assumer un fait bien plus vulnérable et embarrassant pour nous qu’est la peur.

Petite nuance

Cependant, je risque peut-être de vous décevoir un petit peu car malgré tout ce que je viens de dire, on peut aussi supposer que la méfiance de Dadju – qui semble être si logique – n’est au fond qu’une illusion qu’il a lui-même fabriqué afin de ne pas voir que le problème c’est lui et son manque de confiance.

La nature humaine est tellement complexe qu’elle impose d’être toujours dans la nuance et de considérer toutes les hypothèses.

Mais si la dernière que j’ai émise est vraie, Dadju aura tout de même été bon copywriter car il sera parvenu à décrire le mensonge fabriqué par sa cible et tenu pour vrai par lui-même. (Ça c’est le niveau de Freud.)

B) Les enseignants à en tirer pour le marketing de votre e-commerce

En écrivant ce texte, Dadju a mis à l’écrit la discussion, les arguments et la logique de la jalousie masculine. C’est un travail similaire à celui du copywriter puisqu’il permettra à la cible de s’identifier dans ce qui sera dit, d’en être impacté et d’en ressortir en s’étant libéré du fardeau monstrueux qu’est la culpabilité.

Il y a deux leçons à en tirer pour le copywriting de votre e-commerce :

– Leçon 1 : connaître le problème de votre cible à fond

Comme je l’ai dit dans l’article avec 50 Nuances de Grey, il vous sera plus facile d’écrire texte de copywriting qui va augmenter vos conversions si vous connaissez très bien votre cible ainsi que l’impact psychologique et émotionnel de son problème sur lui.

Il faut savoir que la manière la plus facile pour l’être, c’est d’avoir soi-même vécu le même problème que la cible.

Si je devais parier entre deux copywriters qui ont le même niveau de compétences, qui doivent écrire un texte pour vendre la solution à un problème mais dont l’un aura personnellement connu le même problème dans sa vie, le choix serait très rapide pour moi.

Cela ne signifie pas que vous ne vendrez jamais rien si vous n’avez pas vécu la même situation que votre cible. Loin de là puisque les copywritiers professionnels sont recrutés par des entreprises afin de vendre des solutions à des problèmes qu’ils n’ont peut-être jamais connus eux-mêmes.

Mais dans ce cas-là, la première chose qu’ils feront ne sera pas d’écrire une pub mais plutôt de faire des recherches approfondies pour comprendre le problème, la cible, et en quoi la solution que l’on veut vendre est parfaite pour elle.

– Leçon 2 : Dire plus fort ce que votre prospect pense et ressent tout bas

Brut a publié une interview d’Alexandria Ocasio-Cortez (une jeune politicienne très influente aux Etats-Unis) le 16 octobre 2019 sur sa chaine YouTube.

Lors de cette interview, ils lui ont demandé la chose suivante :

« Pensez-vous qu’il y a une chose que le président Trump a bien fait ? » ;

– Elle a répondu : « Je pense qu’il y a une chose que le président a faite correctement : il a bien identifié de nombreux problèmes de fond aux Etats-Unis et dans la démocratie américaine. […] Là où il a vu juste, c’est en mettant le doigt sur certains problèmes comme la corruption en politique, le fait que les travailleurs se soient fait avoir, que nos accords commerciaux et notre système de santé ne fonctionnent pas aujourd’hui et n’ont pas fonctionné dans le passé. Et par conséquent, reconnaître ces réalités lui a amené beaucoup de capital politique. Je pense que son succès s’explique par les diagnostics qu’il a porté dans certains domaines […]. »

Je ne sais pas si vous vous en souvenez encore, mais au tout début j’ai dit que le copywriting pouvait s’appliquer en politique… vous croyez que c’était du bluff ?

Un politicien est un orateur et de manière archaïque, un orateur prend la parole pour dire fort ce que le peuple pense tout bas mais n’ose ou ne peut pas dire. C’est ce Trump a fait.

Avant de m’intéresser au marketing, j’ai fait beaucoup de recherches sur la prise de parole en public et j’ai notamment passé des dizaines d’heures à écouter et analysé les discours de Obama.

J’ai remarqué que les moments où le public réagissait le plus à ce qu’il disait (applaudissements, cris, etc.) c’était lorsqu’il partageait une « vérité profonde » qui germait déjà dans l’esprit de son auditoire, le genre de choses qui vous fait dire « Putain c’est trop vrai il a raison » (… oui, il a raison parce qu’il dit ce que vous pensez être la vérité).

Lorsque vous devez écrire une publicité pour votre e-commerce, faites comme Trump ou Obama : plongez dans la tête de votre cible puis faites remonter à la surface ce que vous trouverez au fond de lui comme douleurs et désirs cachés.

II) Ce que je viens de dire s’applique-t-il réellement au copywriting d’un e-commerce ?

Je vous ai parlé de musique, je vous ai parlé de politique mais je ne vous ai apporté aucun exemple concret pour voir comment un e-commerce applique ce que je dis ici.

Ce qu’a fait Dadju, c’est rentré dans la tête d’un jeune homme amoureux pour exprimer ses peurs et ses désirs.

Rentrer dans la tête de votre client cible pour ensuite dire plus fort ce qu’elle pense, ressent et désire tout bas sera la clé pour augmenter les conversions de votre e-commerce.

Mais il me faut vous donner un exemple concret de l’application de cette pratique en m’appuyant sur un e-commerce à succès qui l’utilise déjà pour mieux vendre ses produits. Ce e-commerce sera Bonne Gueule.

Bonne Gueule est une marque française de vêtements créé en 2014 par Benoît et Geoffrey, basée à Paris et qui emploie aujourd’hui 45 personnes. (J’ai déjà parlé d’eux sur un article de branding sur La Casa de Papel.)

Comme vous pouvez le voir, il s’agit ici de la page produit de la « Veste costume Prince De Galles » de Bonne Gueule.

C’est un costume… mais pas un costume comme les autres.

Les costumes sont généralement formels. C’est vrai qu’ils font de nous des hommes beaux et imposant à la Don Draper dans Mad Men, mais la lourdeur psychologique de cette tenue nous décourage parfois à la porter.

Nous sommes face à un conflit interne : nous voulons être beau et élégant, nous savons que le costume est le meilleur vêtement pour l’être, mais nous n’avons pas envie de nous taper sa « lourdeur ».

Benoit, le co-fondateur de BonneGueule exprime cela mieux que moi dans le texte introductif de la page produit que nous allons analyser.

Il nous dit la chose suivante : « Le costume est parfois source de paradoxes. On aime son élégance, mais on peut vite se lasser de son côté trop formel. J’ai donc voulu explorer un style plus décontracté pour vous donner envie de le porter… même si vous n’aimez pas les costumes. »

En disant cela, Benoît « dit plus fort » ce dont sa cible rêve en secret : un costume qui nous rend élégant mais qui est décontractée. On ne pourrait pas rêver mieux. C’est le beurre et l’argent du beurre.

Mais ce n’est pas tout.

Dans la vidéo où il présente le produit, Benoit nous dit que ce costume attire très facilement le regard et l’admiration des gens. Ce « bénéfice du produit » se prouve directement sur la vidéo de vente car on voit Benoît porter le même costume et on peut le constater avec nos propres yeux.

En nous disant cela, il nous fait miroiter la satisfaction de quelque chose de profond que les hommes qui aiment la sape ne disent pas forcément : le fait de voir les gens nous regarder et nous complimenter sur notre apparence.

Ne croyez pas que les gens s’habillent bien juste pour eux-mêmes. Bien évidemment qu’il y a là un plaisir intrinsèque, mais il y a également le besoin d’attirer l’attention et de plaire.

Si vous vous mettez sur votre 31 et que personne ne remarque que vous l’êtes (c’est-à-dire que vous ne recevez aucun compliment et que les gens ne vous regardent pas non plus), vous rentrerez chez vous avec un tout petit sentiment amère comme-ci l’on ne vous avait pas donné une chose pourtant promise.

Ainsi, lorsque Benoît nous dit que cette veste attire les regards et plaît naturellement, il suscite un intérêt pour l’obtenir grâce à un désir profond chez sa cible.

Poursuivons.

De plus, ce costume a un côté assez rare puisque sa matière vient de « Ferla » un petit fournisseur italien qui n’a que deux clients en France : une très grande maison de luxe, et Bonne Gueule.

Il y a donc un grand savoir-faire derrière ce produit mais aussi un côté « VIP » puisque la laine de fabrication – le « Baby Alpaga » – est très rare et ne se retrouve pas n’importe où.

Encore un autre désir (caché) de comblé. Les consommateurs aiment la rareté. Une chose rare et difficilement accessible est désirable même quand elle ne sert à rien.

Benoît poursuit en nous expliquant des détails techniques permettant de mieux savourer le produit puis les photos viennent répandre le poison du désir d’achat dans notre organisme entier.

La première photo prouve l’un des bénéfices principaux du produit : nous pouvons le porter de manière décontractée avec des sneakers et être vachement frais.

La deuxième photo nous montre qu’on peut s’élever au « Level II » du style : un look citadin qui fait « habiller mais pas trop ».

Nous atteignons ensuite le pinacle stylistique avec Benoît sur la troisième photo qui nous montre qu’on peut aussi être très bien habillé (c’est-à-dire « look formel ») avec ce costume.

Le produit est génial et la page produit (qui est un texte de copywriting) indique à sa cible que :

– 1) Bonne Gueule comprend son problème (il veut être élégant mais il a parfois une répulsion pour un costume car trop formel) ;

– 2) qu’ils ont créés un costume pouvant se porter dans un look formel comme décontracté sans donner l’impression que quelque chose ne va pas (désir profond = vouloir un costume sans la lourdeur du costume classique) ;

– 3) que ce costume attire le regard et les compliments (désir profond = plaire et attirer l’attention) ;

– 4) et qu’il a été fait dans des matériaux rares (désir profond = avoir un produit « VIP » pour affirmer sa dominance sociale).

Il est 18h23 de mon côté, je frôle les 3 625 mots, il est donc temps de conclure les amis.

Conclusion : connaître et comprendre votre clientèle pour mieux vendre sur votre e-commerce

En vous parlant de Dadju et de sa chanson « Jaloux », mon objectif était de vous permettre de comprendre un enseignement fondamental dans le copywriting en m’appuyant sur quelque chose que vous avez expérimenté personnellement ou que vous avez déjà pu apercevoir.

Bien que je n’ai pas directement parlé de Facebook Ads, sachez que le fait de rentrer dans la tête de votre cible pour ensuite dire plus fort ce qu’il pense tout bas pourra parfaitement s’appliquer dans le contenu de votre publicité – que ce soit texte, photos ou même vidéos.

L’idée essentielle à retenir est la suivante : comprenez votre client cible, parlez-lui de ses problèmes et de ses émotions, puis positionner votre produit comme solution de ce carnage.

C’est bon pour vous ? Parfait.

J’ai écrit un article un peu similaire mais qui cette fois se base sur 50 Nuances de Grey pour vous partager des leçons de copywriting. L’article est disponible ici.

Dedans je montre comment son auteur – E.L James – a utilisé une connaissance intuitive mais riche de la psychologie féminine (comme Dadju l’a fait ici mais pour les hommes) afin de proposer une œuvre répondant aux besoins et désirs profonds de sa cible : les femmes.

Stylé ma couverture d’article, non ? On se retrouve de l’autre côté pour en parler.

À tout de suite,

Apprendre le Copywriting avec 50 Nuances de Grey

Apprendre le Copywriting avec 50 Nuances de Grey

50 Nuances de Grey regorge de nombreuses leçons en matière de copywriting – et nous allons présenter la plus importante dans cet article.

« Dites-moi ce que vous voulez et je vous manipulerais. » Cette citation … je ne me souviens même plus de qui elle est. En tout cas elle présente le 1er commandement du copywriting : vendre aux gens ce qu’ils veulent acheter.

(Copywriting = l’art de vendre à l’écrit.)

 50 Nuances de Grey est un roman érotique écrit par E.L James, qui raconte l’histoire de Anastasia Steele – qui est une jeune diplômée – avec Christian Grey – qui lui est un jeune milliardaire accro au contrôle. Cet ouvrage a tellement bien fonctionné qu’il a été adapté au cinéma par Sam Taylor-Johnson en 2014.

50 Nuances de Grey est autant un livre de copywriting qu’un livre érotique. Ce livre regorge de nombreuses sagesses dans l’art et la manière d’influencer les gens grâce à une écriture persuasive.

Mais si c’est un livre de copywriting, alors c’est qu’il a une cible dont son auteur connait les désirs et les besoins et sur lesquels il s’appuie pour vendre quelque chose. D’après-vous, quelle est cette cible ? C’est la Femme.

 

La Femme est souvent la clientèle visée par ce type d’offre.

Le 12 février 2013, Femme Actuelle a publié un article afin de répondre à la question « Pourquoi la littérature érotique plaît tant aux femmes ». Selon eux, une manière d’expliquer ce succès est que les livres comme 50 nuances de Grey sont écrits « Par des femmes, pour des femmes. »

Ils ont ensuite cité la sexologue Ghislaine Paris qui explique qu’en raison de la divergence des fantasmes entre les femmes et les hommes, il serait plus pertinent qu’une femme plutôt qu’un homme les décrivent avec sa plume car il s’agira d’une expérience « vécus et ressentis ».

Dans le monde du marketing et du copywriting, nous savons qu’il est plus facile de vendre la solution à un problème que nous avons nous-mêmes connus dans notre vie. Ayant éprouvés la même frustration et les mêmes désirs que le prospect, nous le comprenons davantage et lui-même le ressent. 

Mais alors, la question est la suivante : quels sont les désirs des femmes et comment E.L James a écrit et positionné son œuvre pour frapper sa cible en pleine cœur ? 

Partie I – 50 nuances de Grey : une maestria en copywriting

 

A) Explication scientifique des désirs de la femme : The Evolution Of Desire 

Pour écrire ou comprendre un texte de copywriting, la première chose à faire consiste à se tourner vers sa cible.

Au crépuscule de sa carrière, Freud disait qu’ « Après 30 ans passés à étudier la psychologie féminine, je n’ai toujours pas trouvé de réponse à la grande question : que veulent-elles au juste ? ».

La réponse a cette question resta floue jusqu’en 1994.

Après avoir mené la plus grande étude sur le comportement sexuelle des êtres humains auprès de plus de 10 000 personnes de tout âge dans 37 cultures différentes un peu partout dans le monde, David Buss est parvenu à y répondre.

Dans son livre The Evolution of Desire, David Buss nous explique qu’il ressort de son étude que la majorité des femmes veulent des hommes ayant :

– de bonnes ressources financières (ou un potentiel pour en acquérir) ;

– un statut social élevé ;

– un âge plus avancé que le leur ; 

– de l’ambition et une discipline de travail ;

– une stabilité émotionnelle ;

– de l’intelligence ;

– une grande taille, de la force et avec un physique en « V » ;

– une bonne santé, avec un beau visage et de la virilité ;

– de la gentillesse, attentionné et ouvert à l’engagement.

Bien sûr, l’importance qu’une femme accordera à chaque caractéristique va dépendre du contexte : tout naturellement, une femme ayant des enfants va plus privilégier l’aspect « pragmatique » de sa relation (les finances, la stabilité émotionnelle, le sens des responsabilités) qu’une adolescente de 16 ans.

B) Christian Grey : une parfaite modélisation des désirs féminins

The Boron Letters : un classique en copywriting

Dans « The Boron Letters », Gary Halbert disait à son fils qu’une des choses qu’il devait absolument faire pour devenir un très bon vendeur à l’écrit est de « connaître ce que les gens veulent acheter ».

Il poursuit en disant : « Et c’est facile. Tu vois, la manière de savoir ce que les gens veulent acheter consiste à simplement observer ce qu’ils achètent déjà. »

Les marketeurs ont une approche très pragmatique pour comprendre les désirs des gens : ils les jugent à leurs actions.

Et ici on ne parle pas de n’importe quelle action : on parle d’achat, c’est-à-dire que les gens vont prendre une partie de l’argent qu’ils ont difficilement gagné pour le donner à quelqu’un en échange de quelque chose.

À la différence de simples paroles, l’acte d’achat implique une perte potentielle pour l’acheteur. Les êtres humains ont une aversion pour la perte, ils font donc ce qu’ils peuvent pour prendre des décisions reflétant leurs désirs et besoins.

Deux jours après sa sortie en version française, 50 Nuances de Grey comptabilisait déjà le très haut score de 150 000 ventes. Son auteur E.L James a vendu l’idéal masculin à des millions de femmes aux quatre coins du globe – et continue à le faire.

Si vous voulez savoir quel type d’homme plaît aux femmes, observez juste ceux qui les attirent massivement.

Compte tenu du fait que les femmes adorent (et achètent) la littérature érotique et que 50 Nuances de Grey a très bien fonctionné, nous pouvons émettre la forte hypothèse que Christian Grey – le héros de l’ouvrage – doit beaucoup correspondre aux désirs féminins.

Mais est-ce vraiment le cas ? Il nous faut analyser le personnage et le confronter aux révélations de The Evolution of Desire. 

Dans le roman, on nous dit que Christian Grey :

– est un milliardaire et un magnat des affaires à 30 ans (ressources) ;

– qu’il a beaucoup d’influence et on l’admire (statut social) ;

– qu’il est plus âgé que l’héroïne du roman Anastasia Steele ;

– qu’il a de l’ambition ;

– qu’il est très serein et intelligent ;

– qu’il est beau et il a un bon physique ;

– et, qu’au fond de lui, il est gentil, attentionné et ouvert à l’engagement avec Anastasia.

On voit donc qu’il y a une grande convergence entre ce que dit cette étude universelle sur le désir des femmes et ce qu’a écrit E.L James.

Photo prise le 27/07/2020 à 10h56 à Saint-Pierre, La Réunion. C’était la version Word de ce même article.

Comme je l’ai indiqué plus haut, vendre aux gens ce qu’ils veulent acheter est une des règles de base dans le copywriting. Vous la retrouverez dans tous les classiques du sujet.

Je ne pense pas que l’auteure s’est levée un jour, a fait un sondage auprès des femmes afin de connaître leurs désirs et leurs « pain points », puis a écrit son livre en se basant sur ces informations.

Je pense qu’il s’agissait plus d’une connaissance intuitive provenant d’une femme d’âge moyen sur les désirs féminins. Comme le dit Femme Actuelle, quoi de mieux qu’une femme pour savoir et décrire ce que veut une femme ?

Force est donc de constater que c’est une maestria en copywriting puisque E.L James a modélisé par écrit les désirs des femmes et les a comblés en leur offrant un « Product Market Fit » appelé Christian Grey.

Partie II : En quoi tout cela vous sera utile dans le développement de  votre e-commerce ?

 

Dire, c’est bien ; prouver, c’est mieux.

Je vous ai dit que le 1er Commandement en copywriting était de dire / vendre aux gens ce qu’ils veulent entendre / acheter. Vous vous en souvenez j’espère ? Bien. Je vous ai ensuite illustré ce point en vous montrant ce que les femmes veulent d’après une étude scientifique et comment 50 Nuances de Grey répondait parfaitement à leurs désirs.

Mais est-ce que cela s’applique-t-il au business ? Non, soyons plus précis : est-ce que cela va fonctionner pour vous en tant que e-commerce ? Je vais vous le prouver avec une marque de préservatif.

A) Application du 1er Commandement par Durex

Durex est une marque et un e-commerce qui opère dans la niche de la sexualité depuis 1915. Sur leur e-commerce, ils proposent évidemment des préservatifs, mais aussi Sex Toys, et différents gels lubrifiants.

Dans sa communication, Durex applique parfaitement le 1er Commandement.

Cela peut sembler « bateau » ou évident, mais beaucoup d’entreprises n’y arrivent pas ou ne communiquent pas de manière à dire à leur client « J’ai exactement ce dont tu rêves ».

C’est quelque chose de dramatique en matière de copywriting, de ventes et surtout de chiffres d’affaires car si vous n’indiquez pas à votre clientèle que votre produit est la parfaite solution à leur problème, alors vous perdrez des ventes. Beaucoup de ventes même.

Et, attention, il ne s’agit pas de dire mot à mot « J’ai exactement ce qu’il te faut » ; il s’agit de positionner les arguments de ventes du produit de manière à ce que ce soit le client qui se dise lui-même « Ouais, ils ont exactement ce qu’il me faut. »

Et ça, Durex le fait comme un champion. 

Commençons par parler des clients pour ses préservatifs.

Bien qu’il existe des préservatifs pour femme, ce sera souvent à l’homme d’enfiler la capuche. Ce dernier le fera pour se protéger lui et sa partenaire d’une éventuelle maladie sexuellement transmissible et pour éviter de faire des bébés. Nous sommes ici sur les arguments « logiques » dans l’usage et l’achat de préservatifs.

Mais ce n’est pas tout. Lorsque la case « Protection IST & BB » est cochée, il y a d’autres problèmes qui doivent être résolus par ce type produit. En effet, certains préservatifs vous coupent de vos sensations car un peu trop épais. C’est dramatique car vous ne kiffez pas le moment.

C’est bien beau de se protéger mais si vous n’éprouvez pas de plaisir alors à quoi bon le faire ? Cela conduit certains hommes à “bouder” les préservatifs ou a les enlevés en plein acte car ils en ont marre de rien ressentir. Mais se faisant, il s’expose (et expose leur partenaire) à des risques ce qui va susciter des angoisses après l’acte.

C’est ainsi que les marques de préservatifs ont pris conscience qu’en plus d’une protection optimale, il devait veiller à ce que leurs préservatifs soient le plus fin possible afin que les hommes (et leur partenaire) puissent éprouver autant de plaisir que s’ils étaient “peau contre peau”.

Durex a développé un produit pour répondre à cette forte demande et leur page produit est très bien positionné.

“Vous voulez un préservatif qui vous protège et vous donne de bonnes sensations ? Très bien, celui-ci est « extra fin […] pour des sensations au plus près de votre partenaire » et il a été étudié pour « procurer un effet peau contre peau irrésistible ».”

Vous voulez un autre exemple de l’application du 1er Commandement dans le copywriting de Durex ? Bien car j’en ai un autre.

Un autre problème qui revient souvent dans les rapports sexuels est celui de la durée de Monsieur. En effet, certains hommes ont une « éjaculation précoce ». Cela frustre leur partenaire car, arrivant trop tôt, elle n’aura pas encore savouré tout son plaisir ; mais cela gêne aussi les hommes qui en souffrent pour des questions de virilité et de plaisir aussi.

« Vous souhaitez durer plus longtemps ? Durex a ce qu’il vous faut : le Durex Performance Booster ! » 

Ils vous disent que leur produit va « prolonger l’érection pour un plaisir qui dure longtemps » grâce au « lubrifiant Performa à effet retardant ».

Donc oui, ce fameux 1er Commandement ne fonctionne pas qu’avec des romans érotiques à la 50 Nuances mais peut très bien vous aider à vendre plus efficacement sur votre e-commerce. Le tout est de savoir 1) ce que veulent vos clients et 2) positionner votre offre de manière à ce qu’ils se disent « Ils ont exactement ce que je veux ».

B) Utilisation du 1er Commandement avec la Publicité Facebook

On n’en parle pas souvent, mais le copywriting peut avoir un rôle décisif dans la rentabilité de vos campagnes publicitaires sur Facebook.

Si vous appliquez le 1er Commandement sur vos publicités, elles seront largement plus convaincantes.

 

Vous pouvez utiliser l’espace texte de vos publicités pour faire comprendre à vos prospects que vous avez le produit de leurs rêves.

Vous pouvez aussi le faire dans le contenu de votre publicité (ce qui sera souvent plus facile pour une vidéo).

 

Exemple concret.

Indestructible Shoes est un e-commerce proposant des sneakers qui assurent une grande protection – ce qui est très utile si vous travaillez dans des zones à risque comme un chantier de construction par exemple.

Comme de nombreux e-commerçants aujourd’hui, ils utilisent la Publicité Facebook pour obtenir un trafic de qualité sur leur site et faire des ventes.

Mais lancer une publicité n’est pas non plus la solution miracle à leur problème. Il faut que la publicité soit impactante et qu’elle puisse convaincre leur client cible de se rendre sur leur site pour acheter. Et c’est la où le 1er Commandement du Copywriting rentre en jeu.

Comme avec 50 Nuances de Grey et Durex, commençons par essayer de comprendre ce que veulent leurs clients. On peut supposer que la clientèle de cette marque est composée de personnes travaillant assez régulièrement dans des zones à risques nécessitant une protection optimale – en l’occurrence ici pour leurs pieds.

Ils ont donc besoin de porter ce genre chaussures à apparence malheureusement affreuse.

Heureusement, Indestrutible Shoes est venu secourir ces braves gens en leur proposant des chaussures de protection élégantes et stylés : des sneakers. Ainsi vous aurez une protection optimale mais aussi du style au chantier (le beurre et l’argent du beurre). Et c’est comme ça qu’ils parlent avec leur client cible sur leur publicité Facebook.

 

Sur cette publicité, ils font la promotion d’une offre pour leur « sneakers de travail » permettant « confort et protection » ainsi « qu’élégance et style » (ce sont les termes qu’ils emploient eux-mêmes).

Mais ce n’est pas suffisant. Si vous travaillez sur un chantier, votre dernière préoccupation sera votre style. 

Donc Indestructible Shoes doivent prouver à leurs clients cibles que ce produit dispose du bénéfice numéro 1 qu’ils recherchent : une protection optimale.

C’est ainsi que sur la vidéo de la publicité on voit une jeune femme tester leurs sneakers en marchant sur des clous et en se faisant rouler sur le pied par une voiture.

Par conséquent, à la lumière de cette exemple, vous voyez comme moi qu’il vous sera parfaitement possible (et même recommandé) d’appliquer la technique de base du copywriting dans les Publicités Facebook de votre e-commerce.

Conclusion : soyez pour votre clientèle ce que 50 Nuances de Grey est pour les femmes

Lorsqu’une entreprise me contacte pour mon expertise en Facebook Ads, la première chose que je ferais sera de chercher à connaître son client cible comme-ci c’était mon meilleur ami d’enfance. Je dois savoir un maximum de choses sur lui : qui il est, ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas, pourquoi il achète, etc.

Ce n’est qu’après avoir compris les désirs et les besoins qui l’amène à acheter chez mon client que je vais me mettre à écrire puis lancer des publicités.

Si vous gérez vous-même votre marketing, vous devez à tout prix revenir vers vos clients pour vous assurer que vous comprenez bien ce qu’ils veulent et que vous allez positionner votre communication en conséquence.

Méfiez-vous de votre égo et de votre expertise. Ce que vous pensez que vos clients veulent n’ait peut-être pas vrai. Soyez scientifique, ayez une rigueur irréprochable afin de trouver exactement le problème ou les désirs qui donnent envie à vos clients d’acheter vos produits.

Ainsi, vous deviendrez pour vos clients ce que 50 Nuances de Grey est pour les femmes.

L’article est terminé. Mais j’ai envie de vous parler d’une autre stratégie en Copywriting qui peut vous donner un énorme avantage sur vos concurrents.

Ça vous parle ? Bien, mais on va partir sur un autre blog. (Faites-moi confiance : vous allez adorer cet article.)

Création de contenu : devenir meilleur rédacteur sur un grand blog de marketing en 1 mois et 20 jours

Création de contenu : devenir meilleur rédacteur sur un grand blog de marketing en 1 mois et 20 jours

Quand je suis arrivé sur SEMrush le 6 avril 2020, personne ne me connaissait sur le Web. 1 mois et 20 jours plus tard, je suis devenu meilleur auteur du blog sur un classement de 117 rédacteurs externes (toute période confondue).

 

Découvrez mes stratégies en création de contenu – qui peuvent aussi s’utiliser en Facebook Ads pour votre e-commerce.

Introduction : passer d’inconnu à meilleur rédacteur

 Dans le rayon « Transparence », j’essaie de vous partager les coulisses de Kroisade. De base, c’était la première raison pour laquelle j’ai voulu rédiger cet article. Je voulais vous partager une réussite – à savoir que j’ai été élu meilleur auteur sur un des plus grands blogs de marketing en France.

Photo prise à Saint-Pierre, La Réunion (là où je vis).

Crédit photo : ma talentueuse copine <3

Mais je pense un peu à vous. Je me suis dit que certains se diront : « Ok Fahime, cool je suis content pour toi. Mais qu’est-ce que j’en à faire que tu sois meilleur auteur ? En quoi ça peut m’aider pour mon e-commerce ? »

Donc je me suis dit « Non quand même : faut que j’trouve un moyen pour que cet article leur apporte quand même quelque chose de concret ».

Et j’ai trouvé : je vais partager mes stratégies en création de contenu qui m’ont permis de me démarquer sur un grand blog de marketing en France.

Et là je tombe sur un autre problème. Je me dis : « Oui mais non ! T’es bête ou quoi ? Pourquoi tu parles de création de contenu alors que ton blog est spécialisé en Publicité Facebook pour e-commerce ? »

[…]

On pourrait se dire qu’un spécialiste Facebook ADS n’a aucune raison de s’intéresser au Content Marketing (qui signifie “création de contenu à visée marketing”). C’est vrai quoi. Même moi je me le suis dit.

Mais croyez-moi : la création de contenu reste importante même en Facebook ADS. On ne vous l’avez sans doute jamais dit. Même moi en écrivant, je me suis rendu compte que je ne l’avais jamais lu ou vu quelque part sur le web. Laissez-moi donc m’expliquer.

Pour parler du « contenu » dans Facebook Ads, on dira « créatif » (ou « créa » pour les plus branchers). Le créa, c’est la publicité en tant que telle : c’est le texte, la photo, la vidéo que l’on va montrer aux gens grâce à la publicité Facebook.

Plus le contenu de votre publicité est intéressant, mieux votre publicité va marcher. Si c’est une vidéo, les gens la regarderont jusqu’à la fin. Ils laisseront des commentaires, des likes, et des partages (Interactions avec la publicité). Ils iront consulter votre site et/ou ils vous laisseront leurs coordonnées pour devenir vos prospects.

Avec la publicité Facebook, l’environnement est férocement plus concurrentiel que ce que vous retrouverez en général sur le Web. Quand vous faites de la création de contenu, vous êtes en compétition avec vos concurrents : vos articles et vos vidéos se battront contre les leurs pour avoir l’attention de votre audience.

Mais quand vous faites de la publicité Facebook, le contenu de votre publicité, en plus de se battre contre celles de vos concurrents, est aussi en compétition avec celui des amis de votre client cible, de sa famille, et des potentiels partenaires sexuels qu’il ou elle traque sur ses réseaux sociaux. (Vous rendez-vous compte à quel point nous sommes dans la merde ?)

Si je m’arrête sur votre publicité, mon temps et mon attention va vers votre contenu et pas vers celui de mes proches. Voilà pourquoi la plupart des gens n’aiment pas s’arrêter sur les publicités.

C’est un véritable problème.

Si on ne le résout pas, nous passerons des mois ou même des années à créer du contenu qui n’intéressera quasiment personne. On va encaisser frustration sur frustration. On verra que l’on travaille beaucoup sans obtenir de résultats. Jours après jours, semaines après semaines, mois après mois.

Je ne parle même pas du coût d’opportunité car le temps que vous passez en création de contenu est du temps en moins pour d’autres choses (comme par exemple de la prospection plus direct, du réseautage, etc.). C’est un investissement. Au sens financier du terme. Et si au final personne ne s’intéresse à ce que vous faites, alors vous aurez perdu des ressources inutilement.

Et au niveau de Facebook Ads ? Et bien vous paierez plus cher vos publicités et les retours peuvent ne pas être top-top. Concrètement dit, vous jetez de l’argent par la fenêtre si vous faites de la publicité et que votre contenu n’intéresse pas les gens.

Mais il existe des solutions à ce problème. Désactivez vos notifications et continuez la lecture.

 

I) Comment je suis devenu meilleur auteur sur SEMrush en 1 mois et 20 jours

 

A) Mon histoire – raconter avec transparence et authenticité

Le samedi 11 janvier 2020 à 18h35, WordPress fut installé sur mon nouveau nom de domaine Kroisade.com : c’est le jour de naissance du blog que vous lisez.

Avant cela, j’avais passé des mois à réfléchir à ma stratégie pour ce blog. Je savais qu’un élément important pour sa réussite serait de devenir auteur sur des gros sites de marketing.

En février, j’avais 3 articles sur le blog. Pour moi, bien que tôt, il était tout de même temps de proposer mes articles à d’autres sites afin de promouvoir les 3 (gros) articles que j’avais déjà.

J’ai alors eu l’idée d’un article « Confessions d’un manipulateur des stories ».

Cet article allait montrer comment utiliser les stories pour manipuler la manière dont les gens voient la réalité, construire de vos propres mains l’image qu’ils ont de vous et votre entreprise en employant notamment les mécanismes d’influence de Robert Cialdini.

J’ai écrit l’article puis je suis parti le proposer à Hubspot en guest-blogging. J’ai lu leurs attentes sur la page dédiée aux articles invités, et je me suis dit “ça va, j’ai un bon truc à proposer”.

Résultat : refus. Mais ce n’était pas le refus polis avec plein de bla-bla et de courtoisie. Oh que non. C’était le genre de refus qui vous donne l’impression d’être le seigneur des nuls : ils ne m’ont même pas répondu.

Cela m’a quand affecté. Je savais que dans le guest-blogging on s’essuyait forcément des refus, je me croyais prêt à cela, mais force est d’avoué que je ne l’étais pas. Du moins pas pour cet article.

Je trouvais qu’il était vraiment excellent. Il était original, comportait un côté scientifique avec les travaux de Cialdini, mais aussi concret car j’ai intégré beaucoup d’illustration.

Mais s’il était si bon que ça, pourquoi il a été refusé ? Pourquoi je n’ai même pas eu droit à un « Votre article est intéressant mais malheureusement il ne correspond pas à notre ligne éditoriale ? ». Le doute commençait à pondre ses œufs pourris dans mon esprit.

Mais il fallait continuer.

Je suis donc parti voir LaTranchée, le blog de Olivier Lambert. J’ai toujours apprécié sa communauté qui est de grande qualité. Je me disais que si mon article était publié là-bas je pourrais en plus avoir plein de feedback – ce qui me permettrait d’affiner mon art.

Comme vous pouvez le voir sur la capture d’écran, je leur ai envoyé un mail le samedi 29 février à 20h59 où je me suis vendu moi et mon travail comme je le pouvais.

Résultat ? Nada. Aucune réponse. (Je pense que le mail n’a même pas été lu.)

Mais je ne me suis pas découragé. Je suis revenu à la charge.

Dans le premier mail, j’avais juste présenté l’article. Cette fois je me suis dit que j’allais le leur présenter entièrement rédiger. « En voyant l’article, ils vont sans doute se laisser convaincre parce qu’il est vraiment bon. » me disais-je et pour me convaincre et pour me rassurer.

Donc 8 jours après, j’envoie un autre mail. C’était le dimanche 8 mars à 10h42. Mais je suis quelqu’un de fier. J’ai tout de même pris le soin de préciser que s’ils ne me répondaient pas en 6 jours, pour moi ce serait un refus et j’irai voir ailleurs. (Ego oblige les amis.)

Toujours pas de réponse.

L’égo souffrait, le doute planait, mais je ne pouvais pas m’arrêter. Si je ne devenais pas auteur sur d’autres blogs, le mien allait mourir.

D’accord. Bah on va voir qui maintenant ?

En fait, je pense que 3 jours après le mail mon intuition me disait que j’allais me prendre un autre refus. Je n’ai donc pas attendu les 6 jours.

J’ai fait mes recherches et je suis tombé sur SEMrush. SEMrush est un autre grand blog de marketing en France. Il est très professionnel. Des spécialistes reconnus dans le marketing francophone viennent partager leur expertise.

J’ai regardé leurs critères et leurs attentes pour les articles externes. Je me suis dit « Ouais non c’est dans mes cordes. » Mais une petite voix sournoise me répondait : « C’est ça … tu avais dit la même chose pour Hubspot et pour LaTranchée … »

Je fais semblant de ne pas l’entendre. Je leurs soumets mon article. Advienne que pourra.

Le lundi 16 mars à 18h04, je reçois un mail de Jonathan Henault – responsable du blog SEMrush France.

Cela devait faire plus d’une semaine après la soumission. Tout le long j’avais cette froide anxiété qui vous mange de l’intérieur quand vous attendez une réponse pour un job ou pour quoique ce soit et que vous êtes conscient qu’on peut vous recaller.

Au moment où le mail a été envoyé et que je l’ai reçu sur mon téléphone, j’étais entrain de rentrer chez moi après une écrasante journée.

Vous savez, c’est le genre de journée où vous avez tout donner, que vous êtes épuisé physiquement et surtout psychologiquement. Mais vous avez l’impression que rien ne marche, du moins pas aussi bien et aussi vite que vous l’aimeriez.

Et là la notification de mon Huawei retentit. Je regarde et je vois que j’ai reçu un mail pour mon article. Je le lis discrètement d’un œil et puis je me rends compte que MON ARTICLE A ETE ACCEPTEE !

Non seulement il a été accepté, mais on me dit aussi que c’était un « très bel article », qu’il était captivant et « très intéressant ». C’était FORMIDABLE ! Je suis rentré chez moi en rigolant et en sautillant comme une princesse Disney.

En raison de sa longueur (+ de 4000 mots), l’article a été divisé en deux parties puis publié le 6 et le 7 avril 2020. Les retours des lecteurs furent très gratifiant.

Ce qui est vraiment bien sur SEMrush c’est qu’ils ont une métrique permettant d’attribuer un score à un article en se basant sur l’engagement des lecteurs : le Wow-score.

Je trouve cela très démocratique car c’est le peuple qui fait le classement. Et c’est aussi très utile car vous savez de manière objective si ce que vous avez écrit est intéressant ou non pour les lecteurs.

Confessions (2) a obtenu un score de 98/100 – ce qui signifie que l’article a un très bon niveau d’engagement et que la majorité des gens l’ont jugé suffisamment utile et intéressant pour le lire jusqu’à la fin. Il a tellement bien marché que je suis devenu meilleur sur les 90 derniers jours.

J’ai été tellement content que je l’ai partagé sur mon Facebook personnel le 14 avril.

J’ai beaucoup apprécié cette première collaboration avec SEMrush, j’ai donc continué avec eux.

Puis deux articles plus tard après Confessions, je devenais le meilleur auteur de SEMrush (toute période confondue) en 1 mois et 20 jours sur un classement de 117 rédacteurs externes.

Là les amis, j’étais refait.

B) Analyse : Les leçons à en tirer pour une stratégie de création de contenu

Comment est-ce possible ? Comment j’ai pu devenir en aussi peu de temps meilleur auteur sur un blog où des gens plus connus et plus expérimentés que moi rédigent également ?

Ne décrochez pas encore, on va analyser tout cela.

Lorsque j’ai été publié sur SEMrush, un ami entrepreneur que j’apprécie beaucoup m’a appelé pour me féliciter. Il avait vu ma publication sur mon Facebook personnel.

On a discuté un peu et il m’a dit quelque chose comme « J’ai regardé le nombre de mots. Ahah c’est pas étonnant qu’il t’ait publié c’est un pavé que tu as écrits pour SEMrush je ne pense pas que sur ton site il y a un article aussi long ».

En disant cela, il a fait une grosse erreur.

Beaucoup de personnes continuent à penser que pour réussir dans la création de contenu, on doit écrire des pavés parce que Google aime ça. Ils pensent aussi que quand tu proposes un « pavé » tu augmentes tes chances que ton article soit publié dans un grand blog.

(Lorsque ma copine a lu ce passage elle m’a dit « Ouais c’est comme les étudiants qui pensent que plus une dissert’ sera longue et plus ils auront de points ».)

Cette vision comporte des failles.

Premièrement, les grands blogs de marketing n’ont pas un besoin vital de créateurs de contenu. Leurs blogs sont déjà connus et ils ont des centaines de milliers de visiteurs tous les mois.

Vu leur position, ce sont les auteurs qui courent vers eux en masse pour proposer leurs articles. Donc ils ont le luxe de ne retenir que les meilleurs. C’est comme les grandes écoles.

Publier des articles en se basant sur la longueur de mots et non pas sur la qualité du contenu serait un vrai suicide pour eux. Ils tueraient à petit feu leur réputation et leur audience risque de diminuer.

Deuxièmement, il faut savoir que plus ton article est long, plus son coût en temps et en attention est élevé. (Ce que je viens de dire est très important. C’est pour ça que je l’ai mis en gras, en italique et que je l’ai souligné.)

Concrètement, cela signifie que les gens vont atterrir sur votre article, défiler rapidement pour voir à quel point il est long, puis beaucoup parmi eux risquent de partir car ils seront intimidés par sa longueur. C’est la réalité.

Sachant cela, vous allez devoir fournir plus d’effort pour trouver des choses intéressantes à dire et aussi polir votre contenu pour qu’il soit le plus captivant possible.

Je pense que si un créateur de contenu vise le nombre de mots pour « hacker » sa croissance, il risque de ne pas avoir suffisamment de volonté et d’envie pour faire ce travail supplémentaire afin de retenir l’attention de son lecteur tout le long.

Le lecteur (surtout expérimenté) est comme un prof qui fait vite la différence entre une copie qui est longue parce que son rédacteur a des choses intéressantes et utiles à dire et une autre qui est longue … juste pour être longue. Et il se montre sans pitié avec ce dernier type car cela lui fait perdre son temps pour très peu au final.

Revenons à moi.

En vérité, je ne fais pas de distinction entre les articles que je publie sur mon blog et ceux qui seront publiés sur d’autres blogs. Comme pour une charte graphique, je dois me montrer partout cohérent pour construire une image et une réputation qui m’aidera à dévorer complètement mon marché et mes concurrents.

En l’occurrence, je souhaite être reconnu pour un contenu de qualité incroyable, le meilleur du marché, un Didier Raoult du marketing. Si à la fin de cet article vous me quittez en vous disant « Waw, cet article était vraiment bon », alors j’ai bien fait mon travail. Mais il me faudra faire la même chose avec l’article suivant, puis le suivant, et encore le suivant.

Je viens de dire que c’était important pour dominer mon marché, mais en fait c’est important pour exister tout court.

Le marché est plein. Taper « Facebook Ads » ; « Marketing » ; « E-commerce » et vous verrez des centaines et des centaines d’auteurs lutant pour la même chose que moi : votre attention.

II) Deux stratégies pour devenir un très bon créateur de contenu

A) Stratégie 1 : So Good That They Can’t Ignore You 

Je vous avais déjà dit que Didier Raoult m’inspire beaucoup ?

Il a beau être provocateur, insulter ses confrères, demander à des journalistes de la fermer ou les menacer de quitter le plateau, on ne pourra pas se débarrasser de lui. 

Et même si on venait à le faire, il ne risquerait rien. Il trouvera un grand hôpital ou un institut dans un autre pays qui voudra bien de ses compétences. 

Pourquoi ? Parce qu’il fait partie des meilleurs dans son domaine. Il a le palmarès d’un Cristiano Ronaldo de la médecine.

Didier Raoult représente à merveille le titre d’un livre de Cal Newport : « So good that they can’t ignore you » qui peut se traduire par « Être tellement bon dans ce que vous faites que les gens doivent vous avoir et vous garder à tout prix ».

Être le meilleur, c’est disposer des compétences les plus pointues et être celui qui satisfait le mieux sa clientèle.

Ce genre de mentalité risque de faire complètement la différence. Pourquoi ? Parce que j’ai l’impression que de moins en moins de gens pensent de cette façon.

Un très bon ami à moi qui s’appelle Farid Issoufi a partagé ça sur son Facebook personnel.

Farid n’est ni dans le business ni dans la création de contenu à visée marketing. À l’heure où j’écris ces lignes, il fait un master en droit public. Mais même s’il n’est pas dans notre domaine, il a parfaitement compris la mentalité qui touche beaucoup d’entrepreneurs et de créateur de contenu.

« L’immédiateté, la facilité, l’imposture, plutôt que l’effort, la discipline, la durée, la difficulté, et la rigueur. C’est ainsi qu’on voit naitre des pseudo entrepreneurs, des pseudo philosophes, des « bricoleurs du moi » […] »

Farid a tout dit. C’est pour ça que j’ai mis « J’adore » sur sa publication.

 Vous ne pourrez jamais produire un contenu de très bonne qualité si vous ne prenez pas le temps de devenir vraiment bon dans ce que vous faites. Il n’y a pas de raccourci. Il n’y a pas de « hack » qui puisse lobotomiser le cerveau d’une audience et lui faire dire « Waw je kiffe trop ce qu’il/elle fait » si vous êtes nul.

 Attention.

Nul ne signifie pas que vous êtes nul. Nul signifie que vous êtes moyen (donc que vous êtes quand même assez bon). Mais dans un marché où l’offre est supérieure à la demande, un marché où l’acheteur potentiel est en surabondance, vous êtes mort si vous êtes moyen. C’est ce qui se passe actuellement sur le marché si vous faites dans la création de contenu. Il y a de fortes chances pour que vous n’existiez jamais aux yeux du consommateur si vous êtes “juste moyen” ou “juste bon”.

J’adore consommer le contenu de Idriss Aberkane car j’apprends beaucoup de choses. Mais nous sommes des centaines de milliers qui pensons la même chose de lui (allez lire les commentaires sur les vidéos de sa chaine YouTube).

Mais Idriss Aberkane, ce sont des connaissances et des expériences accumulées sur une dizaine d’année qui font qu’aujourd’hui les gens sortent de ces vidéos en se disant « Waw, j’adore ce qu’il fait. »

Nuance s’impose.

Ne quittez pas ce blog en vous disant « J’ai lu un article qui m’a dit que je dois taffer 10 ans dans mon domaine pour espérer réussir en création de contenu. »

Ce serait faux.

Ce que j’essaie d’expliquer, c’est que l’on doit investir beaucoup de temps pour développer une expertise qui fera baver les gens sur notre contenu. Puis ensuite du temps à apprendre comment partager notre expertise de la manière la plus pédagogique et intéressante possible.

Ce temps dépendra de votre domaine.

Dans la médecine ou le droit, ce sera facilement 20 à 30 ans car c’est un vieux domaine et vos concurrents ont des dizaines d’années d’expérience sur vous. Dans le marketing digital, 3 à 5 ans peuvent suffire si vous faites bien les choses.

Mais si vous êtes dans un domaine complètement nouveau, une niche que personne n’a exploré, une année ou même quelque mois peuvent suffire pour que l’on vous prenne pour le Einstein du domaine. Pourquoi ? Parce que c’est nouveau et que personne n’y connait rien encore. Le niveau d’expertise moyen est proche de zéro.
Exemple concret.

Si en 2020, un jeune de 20 ans va lire deux-trois trucs en web-marketing et dit ensuite que « Je vais créer un blog ou une chaine YouTube pour aider les gens à construire des business en ligne ».

Il regardera les gourous déjà présents dans le domaine et se persuadera qu’il peut le faire même s’il n’a pas beaucoup d’expérience car eux avaient le même niveau que lui quand ils ont commencé.

C’est vrai. Ils l’ont fait et ça a marché… mais dans un contexte COMPLETEMENT différent.

Eux quand ils l’ont fait, il n’y avait presque personne.

Vu le marché, ce jeune risquera de se planter car il va rentrer en compétition avec des mastodontes comme Stan Leloup de Marketing Mania.

Donc si vous voulez réussir dans la création de contenu, un de vos objectifs sera de constamment développer votre expertise. Bien entendu, rien ne vous empêche de faire les deux en même temps. Mais assurez-vous d’en savoir un peu plus que votre audience cible avant de vous lancer.

Très peu de personnes le font à défaut d’avoir une vision long-terme sur leur création de contenu. Donc vous aurez un avantage compétitif au bout de quelques années. Vous serez la lumière de votre marché.

Ainsi, votre contenu aura déjà des chances d’être meilleur que celui des autres et de se faire remarquer en raison de la solidité du fond.

Mais même lorsque vous deviendrez très bon dans votre domaine, continuez quand même à vous développer car des nouveaux talents arriveront et viendront se battre pour prendre votre place.

Ce sera le nouveau et brillant Cassius contre le vieux et expérimenté César. Ou si vous voulez un exemple plus proche de nous, c’est Killian Mbappé qui arrive en équipe de France contre tous les attaquants qui y étaient avant lui.

N’oubliez pas : So Good That They Can’t Ignore You (« Tellement bon qu’ils ne peuvent pas vous ignorer. »)

Voilà la première stratégie pour réussir dans la création de contenu.

Maintenant il y a une deuxième stratégie qui peut vous aider à attirer une audience. Elle consiste à faire un doigt d’honneur aux conventions de votre marché.

B) Stratégie 2 : se différencier au maximum

MAX BIRD. Vous connaissez Max Bird ?

Max Bird est un humoriste qui fait des vidéos drôles sur YouTube.

Cool. Mais des centaines d’autres personnes le font aussi.

Bien que ce ne soit pas mon travail, si Max Bird me contactait avant même d’avoir créé sa chaine pour que je lui propose une stratégie de création de contenu, je lui poserais la question suivante : en quoi peux-tu être différent ?

Max Bird a deux caractéristiques intéressantes :

– 1) il est très drôle comme tout humoriste ;

– 2) c’est une encyclopédie vivante (héritier pur de Jamy dans « C’est pas sorcier »).

Bon je vous préviens tout de suite : ce que je vais dire est cliché, partiellement faux et même un peu bête de ma part. Mais c’est par souci pédagogique.

Le mec drôle c’est celui qui va passer son temps en classe à divertir, à faire rire les autres et donc à ne pas écouter ses profs. Le mec intelligent sera celui qui va écouter le prof et limiter les interactions avec les autres afin de se concentrer au maximum. C’est assez rare d’avoir un intello très très drôle.

Mais Max Bird fait partie de ces exceptions.

En fusionnant ces deux éléments, il peut se différencier en faisant de l’humour sur de la vulgarisation scientifique.

Il crée alors un style nouveau. Non, il fait plus que ça : il fait un doigt d’honneur aux conventions de son marché.

« Qui a dit que pour faire rire vous deviez forcément parler de sexe, de Marine Le Pen et de Eric Zemmour ? Moi j’vais faire rire les gens en faisant des cours de science. » aurait pu se dire Max Bird à ses débuts.

Son audience rigole comme s’il regardait n’importe quel humoriste mais en plus il apprend beaucoup de choses comme s’il suivait un cours d’histoire ou de science. L’offre est nouvelle. Elle est en océan bleu.

Parlons de vous maintenant.

Vous devez avoir un élément qui vous différencie dans ce que vous produisez comme contenu. Quelque chose qui va faire que l’on va se souvenir de vous. N’hésitez pas à fusionner des passions ou des compétences en apparence opposées pour cela ou à exprimer votre personnalité dans votre travail.

Exemple concret.

« Everyone Hates Marketers » (« Tout le monde déteste les marketeurs ») est un podcast lancer par – Louis Grenier un marketeur français sur le marché anglophone.

Louis a créé un podcast pour parler de marketing avec une audience anglophone. Bravo Louis. Mais il y avait déjà des centaines de personnes qui l’avaient lancé avant toi et qui sont déjà bien installés.

Mais Louis a deux choses qui le différencie :

– 1) il déteste les marketeurs qui font de grosses promesses et qui ne sont pas du tout éthique ;

– 2) il est français sur un marché anglais.

Ces deux choses lui fournissent un positionnement intéressant. Il crée un podcast où il enseigne aux gens à faire du marketing éthique et il joue de son image de français pour que les gens se souviennent de lui.

Quand j’ai eu l’idée de vous parler de lui pour illustrer ce point, je suis parti regarder ma boite mail.

Regardez ça : il me dit « Bonjour bonjour ! » En fait il ne me le dit pas à moi. Ce mail a été envoyé à des milliers d’autres personnes.

Lorsque Louis est passé sur le podcast Marketing Mania de Stan Leloup, il a lui-même indiqué qu’il jouait de la carte du « français » pour se différencier.

Même sur son site il se surnomme « Louis ‘’Bonjour Bonjour’’ Grenier ». Son audience sait qu’il n’est pas natif. Il a un petit accent de français. Très bien. Il va donc l’utiliser à son avantage. C’est son petit truc à lui qui va faire qu’on va se souvenir de lui dans l’immense jungle de la création de contenu.

 

Voici donc la deuxième stratégie : ne soyez dans l’ombre de personnes. Différenciez-vous au maximum.

Mais c’est bien beau tout cela mais ce blog parle de Facebook Ads pour les e-commerçants. Donc voyons comment ces stratégies peuvent s’utiliser dans ce type de cas.

C) Application de ces deux stratégies pour les Facebook Ads de votre e-commerce

La première stratégie consistant à être le meilleur dans ce que vous faites ne trouvera pas sa place sur Facebook Ads. Du moins pas de manière directe. Je vous ai déjà expliqué comment le niveau de satisfaction de vos clients pouvait tuer vos ventes à cause des commentaires sous vos publicités.

Donc je ne vais pas y revenir. Lisez l’article que j’ai écrit pour Webmarketing & com.

Parlons de la deuxième stratégie : la différenciation.

Quand vous faites de la publicité sur Facebook pour votre e-commerce, tâchez de vous différencier au maximum.

Si vous vendez un produit qui a déjà été vendu des centaines de fois à une audience présente sur Facebook en utilisant les mêmes arguments, le même type de créatif et les mêmes codes de marque, beaucoup de gens ne feront pas attention à vous.

Non pas parce que votre produit ne pourra pas leur être utile, mais parce qu’ils se diront « Oh c’est bon. Je connais déjà le truc j’ai vu plein de pubs qui disaient la même chose ».

Illustrons.

Un des annonceurs sur Facebook qui a très bien appliqué cette technique est Billy Gene – un gourou du marketing aux Etats-Unis.

Et comme on peut le lire sur leur blog, la vidéo a été rentable mais a aussi permis de se faire connaître par de nouvelles personnes grâce à sa viralité.

Mais il n’est pas le seul à être très différent dans les publicités qu’ils lancent. Un coach de développement personnel (français) le fait très bien lui aussi : c’est Steve.

Steve donne des conseils de type développement personnel. C’est top non ? Oui, mais des milliers de personnes le font aussi. (Et ils nous gavent à tous dire la même chose en plus.)

Au niveau de ses publicités, il se différencie grâce à ses visuels et sa charte graphique qui sont assez frappants, son style qui fait assez « coach à la dur », mais aussi grâce aux symboles qu’il utilise : un déguisement de Dragon-Ball Z, un katana, les griffes de Wolverine, et j’en passe (sisi je vous jure… c’est bien un coach de dev perso).

Conclusion : écrasez la concurrence en étant meilleur et radicalement différent

Nous voilà à la fin.

Retenez ceci : dans beaucoup d’industrie, votre audience et votre clientèle cible sont en surabondance de contenu. Si vous décidez de partir sur une stratégie de création de contenu pour votre business, produisez un contenu de très bonne qualité et différenciez-vous au maximum – que ce soit pour un podcast, une chaine YouTube, ou même blog.

Cette stratégie ne s’applique pas qu’à la création de contenu : elle fonctionne aussi avec la publicité Facebook. Soyez différent, et faites mieux. Ayez l’audace et le culot de faire un doigt d’honneur aux conventions de votre marché et de faire les choses selon votre identité et celle de votre marque. On vous remarquera. On se souviendra de vous. On parlera de vous. Et on achètera chez vous.

L’article est terminé.

Bon, on fait quoi maintenant ? Je n’ai pas envie de vous lâcher. Et si j’ai bien fait mon travail, je pense que vous aussi vous n’avez pas envie que je vous lâche. Vous devez probablement en vouloir un peu plus.

Très bien. Et si je vous apprends à manipuler les gens via vos stories ?

À proprement parler, j’ai envie de vous apprendre à utiliser les stories pour influencer votre audience afin de gagner leur confiance et de les faire acheter plus facilement chez vous.

Oui vous l’avez peut-être deviné : c’est bien l’article qui m’a propulsé sur SEMrush.

Alors ça vous dit qu’on discute de ça aussi ? Ou juste voir comment mon propre article a appliqué les techniques que je vous ai présenté pour réussir en création de contenu ? Parfait. À tout de suite alors.

Analyse marketing de LA CASA DE PAPEL : pourquoi on les adore (et les leçons à en tirer pour la marque de votre E-COMMERCE)

Analyse marketing de LA CASA DE PAPEL : pourquoi on les adore (et les leçons à en tirer pour la marque de votre E-COMMERCE)

Découvrez les stratégies marketing employées par les réalisateurs de la Casa de papel pour nous faire apprécier une bande de brigands au masque de Dali.

On verra ensuite comment les utiliser pour développer la marque de votre e-commerce.

Partie 1 : Analyse de La Casa de papel 

I) Transformer des méchants en héros : le génie marketing de La Casa de papel

Des voleurs portant le masque de Dalí, menée par un sociopathe à tendance un peu marxiste : voilà qui sont nos héros actuels.

 

Vous les appréciez pas vrai ? Ou peut-être que vous ne les connaissez même pas ? Peu importe car si vous regardez la série, vous allez les aimer.

C’est quand même surprenant que l’on apprécie ces gens. Savez-vous pourquoi ?

Si l’on se réfère à l’éducation et aux valeurs que l’on nous a martelé pendant des dizaines d’années, ce sont eux les méchants. Nous étions socialement programmés pour éprouver de l’antipathie à leur égard – ou tout, sauf de l’admiration.

Il s’agit d’un groupe de voleurs qui vont braquer une banque et prendre des otages. Ce faisant, même s’ils n’ont aucune “mauvais intention” à l’égard des otages, ils les feront de toute manière souffrir psychologiquement et émotionnellement. 

 

Imaginez que votre fille ou votre petite sœur visite une Fabrique de monnaie avec son lycée et que vous apprenez ensuite qu’elle est prise en otage par une bande de braqueur armé. Verriez-vous ces gens comme des “gentils” ?

Le Professeur et son groupe ont de nombreux caractéristiques de méchants :

– 1) ils vont voler ;

– 2) ils vont provoquer le chaos ;

– 3) ils vont retenir des innocents comme otages ;

– 4) la situation qu’ils ont créée entraînera des échanges de tirs qui blesseront des policiers ;

– 5) il y aura des morts à cause de leur braquage ;

etc.

La société, la famille, l’école et même la religion : toutes ces instances de socialisation nous ont appris pendant des décennies à ne pas être dans le camp des voleurs ou des tricheurs. Ils nous ont appris à leur pointer du doigt, à les mépriser.

Pourtant, vous n’avez que faire de cela. Et je dois vous avouer quelque chose : moi-même je m’en fous royalement.

Qu’importe qui ils ont été, ce qu’ils ont fait, et ce qu’ils vont faire : on les apprécie et on les admire. On est dans leur camp. Derrière nos écrans sur Netflix, on les soutient. On a peur pour eux. Et on déteste ceux qui vont tenter de les stopper et de leur faire du mal.

(Image : Presse-citron.net)

Dans la Casa de papel, il y a un véritable bouleversement qui se produit : les héros normaux deviennent les méchants et les méchants normaux deviennent les héros.

Ces gens n’ont pas seulement mené une offensive contre la Fabrique de la monnaie, ils ont attaqué et renversés un très long processus d’éducation que nous avons tous connu. Il y a eu dans notre esprit un véritable coup d’Etat.

À l’instar des policiers ébahis face au casse je me suis aussi posé la question suivante : comment ils ont fait ? Je pense avoir trouver des réponses. 

Vous voulez que je vous les partage ? Patience, je dois d’abord vous informer de quelque chose avant.

 Outre la volupté d’esprit que j’obtiendrais en répondant à cette question, j’ai vite découvert un autre intérêt à sa réponse : elle pouvait rapporter argent et célébrité.

Ces dernières années, nous avons appris que le fait d’avoir une communauté et de se faire apprécier par un groupe de personnes avait un réel avantage financier à titre individuel et constituait un énorme avantage compétitif sur un marché.

Nous devons beaucoup la découverte de cette aubaine à un auteur comme Seth Godin dans Tribus ou encore Permission Marketing.

Il faut avoir en tête qu’un film ou une série est souvent quelque chose de monter de toute pièce : on crée les personnages et on organise les choses pour que le spectateur sachent, selon le point des réalisateurs, qui sont les méchants et les gentils.

Les gentils sont aimés et soutenus, et les méchants sont détestés et contestés.

Comment les réalisateurs de La Casa de papel ont pu transformer les méchants habituels en héros et développer une communauté autour d’eux ?

II) Les stratégies de branding utilisées par les réalisateurs de La Casa de papel

Ces stratégies se résument en trois points :

– 1) la sympathie ;

– 2) la vulnérabilité des personnages ;

– 3) les valeurs du groupe.

A) La sympathie

Principe de psychologie

Selon Le Robert, la sympathie est un « sentiment chaleureux et spontané qu’une personne éprouve ».

Dans les relations humaines, ce sentiment est déclenché par l’attitude d’une personne à notre égard ou à l’égard des autres : elle est drôle, souriante, gentille, et empathique.

D’ailleurs, Robert Cialdini nous sensibilise dans son livre contre le pouvoir silencieux de la sympathie : elle peut s’avérer redoutable en persuasion.

Application du principe dans la Casa de papel

Le groupe du Professeur, ce n’est pas que des brigands : ce sont aussi des gens drôles et sympathiques.

(Image : i.ytimg.com)

En tant que téléspectateur, nous avons accès aux coulisses. Une familiarité se crée alors. Ce sont des moments très importants pour nous aider à les voir d’un œil agréable.

(Image : AlloCiné)

Tout ce capital sympathique éclipse complètement à nos yeux l’idée que ce sont des braqueurs et qu’on est censé ne pas les apprécier.

Une personne dont un proche commet un délit ou un crime doit sans doute réagir comme nous : sans pour autant tomber dans le déni, l’affection qu’elle a pour lui risque de l’amener à voir la chose comme moins grave par rapport à ceux qui ne le connaissent pas.

B) La faiblesse dans les personnages

Principe de psychologie

Un être humain a une affinité naturelle avec les personnes qui lui ressemblent.

Ce qui caractérise le plus l’humain, c’est sa faiblesse et sa vulnérabilité. 
 
Si quelqu’un est parfait et invulnérable, vous ne pouvez vous identifier à lui.

Lorsqu’un groupe ou un leader vous fournit ce sentiment d’identification, vous aurez alors plus d’affinité avec lui et vous aurez envie de le suivre.

Pourquoi ? Car vous verrez en lui un peu de vous.

La tactique de l’identification est utilisée très efficacement dans La Casa de papel.

Application de ce principe dans La Casa de papel

« Les gens sont tombés amoureux des personnages. [Ils ont appris à connaître] Leurs qualités, leurs défauts. La stupidité de certains. »

Paco Tous

Acteur dans la Casa de papel connu sous le nom de « Mouscou »

Dans un documentaire disponible sur Netflix intitulé « La Casa de papel : le phénomène », les réalisateurs disent eux aussi qu’une part majeure du succès de la série est attribuable aux personnages.

Dans chaque personnage du groupe il y a une constante dualité. Au fil des épisodes on voit s’enchainer en chacun forces et faiblesses, qualités et défauts, rire et pleure, joie et tristesse, euphorie et deuil.

Prenons l’exemple du Professeur.

(Image : Serieously.com)

Le Professeur est le cerveau de la bande, l’architecte du casse. C’est un homme très intelligent et très cultivé.
Il s’agit là de sa force.

Mais très peu de personnes peuvent s’identifier à lui à ce niveau.

« On a fait du Professeur un chef du gang un peu geek. Il a tout du sociopathe. C’est un homme timide qui n’est pas à l’aise avec certaines femmes. »

Alex Pina

Réalisateur dans la Casa de papel

Bien que son intelligence nous fascine, ce n’est pas juste cela qui nous fait accrocher au personnage.

Le Professeur a lui aussi des faiblesses : l’amour et les femmes.

Dans la série il va tomber amoureux de Raquel Murillo, l’inspectrice chargée d’arrêter les braqueurs. Cela mettra en danger son plan incroyable pour réussir le casse.

(Image : lacasadepapel.famdom.com)

Il avoue lui-même sa faiblesse à Raquel dans la série : « Cela aurait été beaucoup plus facile pour moi si rien de tout ceci n’était arrivé [leur relation]. Voici le seul est l’unique défaut dans un plan pourtant parfait à tout point de vue. Un plan qui était parfait mais qui ne l’est plus. Tu sais pourquoi ? Parce que même si tout se termine bien… même si tout se termine bien, moi je serais baisé dans tous les cas… parce que je ne te reverrais plus jamais. »  (Source : La Casa de papel : Partie 2, épisode 8)

Qui ne peut s’identifier à cela ? La flèche de Cupidon perce jusqu’à la plus robuste des armures et fait tomber même le plus solide des remparts. 
La faiblesse du professeur le rend plus humain et nous permet de nous « connecter » à lui.  

La Casa de papel nous amène donc à déduire qu’afficher faiblesses et vulnérabilités rendraient plus appréciable.

C) Les valeurs

« Comprenez ceci : ce sentiment d’être perdu et confus n’est la faute de personne. C’est une réaction naturelle produite par le fait d’être né dans une période de grand changement et de chaos.
Les traditionnels systèmes de croyance – religions, causes universelles dans lesquelles croire, cohésion sociale – ont presque disparu, au moins en Occident. Ont aussi disparu les conventions élaborées, lois, et tabous qui canalisés les comportements.
Nous sommes tous à la dérive, et ce n’est pas surprenant qu’autant de personnes se perdent dans des addictions ou dépression. Le problème ici est simple : par notre nature nous humains avons terriblement envie d’un sens avec lequel nous diriger. »

Robert Greene

The Laws Of Human Nature

Principe de psychologie

Les êtres humains ont toujours eu besoin de croire en quelque chose qui apporterait un soulageant « parce que » à l’affligeant « pourquoi ».

Auparavant les religions comblaient ce besoin. Mais elles ont connu une forte régression durant ces 2 derniers siècles. Un vide est donc apparu à l’intérieur des gens.

Ce vide donne l’opportunité à des hommes ou des femmes de fournir un sens et des valeurs avec lesquels se diriger ainsi que de former des communautés.

Application de ce principe dans La Casa de papel avec Bella Ciao 

Cette chanson est l’hymne de la Casa de papel.

L’on raconte que Bella ciao était à l’origine un hymne de résistant.

C’est un chant qui célèbre le héros italien durant la 2nd Guerre Mondiale : un homme qui s’engage comme partisan contre l’oppression et la dictature et qui est prêt à perdre jusqu’à sa vie pour ceux en quoi il croit.

Cela se voit dans des paroles telles que « E se io muoio da partigiano ; O bella, ciao ! bella, ciao […] ; Tu mi devi seppellir […] ; E seppellire lassù in montagna ; Sotto l’ombra di un bel fior »

(Et si je meurs en tant que partisan ; O belle, au revoir ! belle, au revoir […] Tu devras m’enterrer […] Et m’enterrer là-haut dans les montagnes ; À l’ombre d’une montagne)

La dernière parole de la chanson montre que le partisan est prêt au sacrifice : « Morto per la libertà ! » (Mort pour la liberté !).

Avec cette chanson comme hymne, on donne aux personnages de la Casa de papel l’image de héros qui partent à la guerre, prêt au sacrifice, sachant qu’ils vont peut-être mourir mais prêt à le faire pour soutenir leur cause.

Ce sont eux les nouveaux partisans. Des partisans aux masques de Dali. Et l’ennemi, c’est le système et la finance qui les oppressent et les frustrent. Il est temps de prendre leur revanche sur eux.

La chanson est aussi très représentative du rôle de martyr du personnage Berlin dans l’épisode 9 de la partie 2 de la série.

Avec Bella Ciao, on voit donc que les valeurs sont très présentes dans la série.


Pause.

Je viens de vous montrer les stratégies qui ont été utilisées pour nous faire apprécier les héros de cette série … mais je ne vous ai toujours pas révélé comment elle pouvait s’appliquer dans le monde du e-commerce.

Mais d’ailleurs, est-ce que je ne suis pas entrain de vous raconter n’importe quoi ? C’est vrai quand même : même si je l’affirme, qu’est-ce qui vous dit que ces stratégies peuvent réellement s’appliquer au e-commerce ?

Un exemple valant mille mots, je vais vous le prouver avec un cas concret : la marque de mode BonneGueule.

Partie 2 : Application de ses stratégies pour développer une marque d’e-commerce 

I) Sympathie, vulnérabilité et valeurs : BonneGueule et sa communauté

« Pour BonneGueule, tout a commencé en 2007. Avec Benoit, on a créé un blog autour de l’idée simple que tout le monde a le droit de se sentir bien dans ses pompes, bien dans ses vêtements. Et autour de cette idée simple de se dire que la mode ça pouvait être quelque chose qu’on partage, que les marques pouvaient être proches de leurs clients, qu’un média pouvait être pédagogue et pas à la solde des marques (et donc respecter son audience, être transparent avec elle) et bien il y a de plus en plus de gens qui sont fédérés autour de ces idées et qui se sont mis à interagir avec nous. »

Geoffrey Bruyère, Co-fondateur de BonneGueule.fr

Pourquoi une communauté, c’est important

BonneGueule est une marque de vêtements et un média fondé en 2007 par Geoffrey et Benoit. 

BonneGueule donne des conseils de mode masculine sur leur chaine YouTube. Mais tout cela est fait avec beaucoup d’humour, de sympathie et de générosité.

 

Que ce soit avec Le Bon Look, Panache ou encore Sapristi, leurs séries de vidéos sont toujours agréables à regarder.  

Une des choses que nous, fans de BonneGueule, apprécions chez eux, c’est aussi leur transparence et leur authenticité.

Ils ne nous disent jamais que leurs produits sont parfaits ou encore qu’ils savent tout sur la mode (bien que cela fait plus d’une décennie qu’ils publient du contenu sur cette thématique). On sent que nous avons face à nous des êtres humains – et non des gens qui cherchent à tout prix à être parfait.


Par exemple, dans une vidéo intitulée « Mes 10 enseignements en tant qu’entrepreneur », Geoffrey le co-fondateur de BonneGueule nous parle de son « gros problème » avec le syndrome de l’imposteur.

Il nous dit qu’il lui arrive d’attribuer son succès et celui de son entreprise a la chance et au hasard plutôt qu’au mérite. Il nous avoue même que parfois il a honte de lui-même.

Je pense que très peu d’entrepreneurs oseraient prendre la parole sur leur média pour dire à leurs audiences qu’ils ont le syndrome de l’imposteur. Ce serait afficher une faiblesse. Et beaucoup parmi nous craignent ce genre de choses sans doute par peur de moquerie, de rejet ou encore que cela porte préjudice à nos affaires.


Pourtant, comme on l’a vu avec La Casa de Papel et Obama,
il peut s’agir d’un très bon moyen pour créer un lien fort avec son public.

Maintenant la question est la suivante : comment l’audience a réagi après ses « aveux » du co-fondateur de BonneGueule ?


Nous
l’avons très bien pris. Cette vidéo n’a fait que conforter quelque chose que l’on savait déjà : BonneGueule c’est du vrai et de l’authentique. C’est pour cela qu’on les aime autant.

« Un personnage attirant a des défauts. Pensez à votre personnage préféré dans les films, livres, ou les émissions TV.

Chaque personnage avec qui vous vous sentez lié à des défauts, n’est-ce pas ? Un de mes exemples favoris est Superman. Il est l’Homme d’Acier. Il est invincible. Personne ne peut le tuer.

Comme scénario, ce n’est pas très excitant. Mais lorsque vous introduisez la Kryptonite et sa préoccupation pour le bien-être de sa famille, tout à coup il a une vulnérabilité et des défauts – il devient un personnage captivant qui suscite l’intérêt.

Personne ne veut entendre parler de quelqu’un de parfait – parce que vous ne pouvez vous identifier. La plupart d’entre nous essayons de fournir une image parfaite pour nos audiences, aliénant ainsi le vrai homme ou la vraie femme que nous essayons de toucher.

Inversement, dès que l’audience sait que vous n’êtes pas parfait, que vous avez des défauts, ils commencent à se montrer empathique avec vous. Ils vont vous aimer car vous êtes comme eux : imparfait. »

Russell Brunson (fondateur de Clickfunnels)

Dotcom Secrets

Mais BonneGueule, ce n’est pas que de la sympathie et de l’authenticité, c’est aussi des valeurs et un réel engagement.

C’est une marque qui essaie de limiter au maximum son impact environnemental, de travailler avec des partenaires qui offrent de bonne condition de travail à leurs collaborateurs, de pratiquer des prix honnêtes et d’avoir un impact positif dans le monde.

Par exemple pour la crise du Covid, ils ont mis un lien dans la bio de leur compte Instagram pour encourager les membres de leur audience à faire des dons.

Mais ils ne se sont pas arrêtés à cela : ils ont décidé de reverser 10% des ventes réalisées au cours de la période du confinement à l’alliance « Tous unis contre le virus ».

C’est un réel engagement dans un tel contexte où beaucoup voient leurs ventes diminuer et sont effrayés face aux rumeurs d’une crise économique.

Il est inutile de dire que l’engagement a été très apprécié par leur communauté.

On vient donc de voir qu’en terme de « branding », BonneGueule avait aussi la même approche que La Casa de papel (sympathie, vulnérabilité et valeurs) et que sa communauté appréciait énormément cela.

II) Utilisez les mêmes stratégies que La Casa de papel et BonneGueule pour développer la marque de votre e-commerce  

Lorsque l’on rencontre un homme ou une femme qui nous plait, on déploie tout notre arsenal de séduction pour le charmer. On essaie de se montrer plus empathique, plus drôle, plus gentil, plus généreux qu’on ne l’est d’habitude. On veut que cette personne ait une bonne image de nous, qu’elle nous trouve « bien », « sympa » et « attirant ».

La majorité des gens font cela ; pourtant, seule une fraction d’entre eux travaillent dans la communication ou l’ont étudié. Mettre en avant ses qualités humaines pour attirer un partenaire sexuel est un savoir instinctif.

Pourquoi ne pas faire la même chose pour votre e-commerce ? Je m’explique.


Vous devez déployer la plus redoutable opération de séduction dans votre communication. Don Juan et Casanova doivent rougir de jalousie en voyant ce que vous faites pour charmer votre audience et votre clientèle cible.

Pour les séduire, vous allez devoir leur montrer votre humanité, votre générosité, votre vulnérabilité, et votre amabilité.

Montrez nous que derrière votre business, il y a des humains qui ressentent des choses ; des humains qui, à l’instar des héros de la Casa de papel, rigolent, pleurent, jouent, s’amusent. Des humains qui ont de l’empathie, des espérances, des valeurs, qui pensent à autre chose que les chiffres.

Les plus rationnels parmi vous me diront : « Oui c’est bien beau, mais quel est l’intérêt ? »
La question est légitime parce que quand on lance une entreprise, c’est souvent pour faire de l’argent car c’est l’argent qui paie la nourriture, les factures et les salariés. 

Selon Facebook, « Pour les jeunes générations, l’authenticité et le respect des valeurs sont importants. Et cela s’applique également à leur perception des marques et à la façon dont ils se représentent et représentent leurs valeurs. Dans d’autres recherches, nous avons constaté que les membres de la génération Z s’attendent à ce que les marques adoptent leurs valeurs et contribuent à la société. Une marque peut interagir de façon percutante avec les jeunes générations en ligne en partageant les valeurs qu’elle défend. »

Simplement écrit, le fait d’être une « marque sympa » peut rapporter du chiffre. Mais ce n’est pas tout car dans un autre article, Facebook nous dit que c’est aussi une excellente façon d’attirer et de retenir des collaborateurs.

« Lorsque les membres de la génération Y recherchent des entreprises avec lesquelles travailler ou auprès desquelles faire des achats, ils ont tendance à vouloir se sentir en phase avec l’entreprise et ses valeurs. Parmi les membres de la génération Y interrogés dans le monde entier, 74 % considèrent que les marques devraient contribuer à la société. De plus, bon nombre d’entre eux considèrent leur lieu de travail comme une communauté, un endroit où des personnes se rassemblent pour atteindre des objectifs communs. »

Facebook IQ

4 façons d’intéresser la génération Y au travail et dans le privé, 29 novembre 2018

Voilà donc “l’intérêt rationnel” pour lequel vous devez vous montrer plus humain dans votre communication.

Mais comment le faire ? C’est vrai quoi. Les personnages de La Casa de papel ont pu nous charmer au moyen d’un média (Netflix et la TV).

Mais qu’en est-il de vous ? Vous avez besoin d’un canal qui vous permettra de rentrer en relation avec votre audience afin de les charmer (votre « Tinder for business »). 

Facebook et Instagram peuvent vous être très utile à ce niveau.

Vous pouvez toucher votre audience et votre clientèle cible de façon organique (par des publications sur votre page et compte), ou bien en passant par la Publicité Facebook.

L’intérêt de la Publicité Facebook c’est qu’elle vous permettra non seulement de toucher bien plus de personnes, mais de cibler des gens qui peuvent devenir clients de votre e-commerce – car oui, vous ne devez charmer que les “bonnes personnes”, ceux qui “matcheront” avec vos offres.

Par exemple, si vous proposez des compléments alimentaires aux adeptes du cross-fit, vous pourrez demander à Facebook de montrer votre publicité aux personnes qui aiment le cross-fit.

Souvenez-vous que Facebook est aujourd’hui le réseau avec le plus de personnes et que le Groupe Facebook possède Instagram et Messenger (ce qui veut dire que quand vous lancez une publicité avec Facebook, elle peut apparaître sur Facebook, Instagram et Messenger).

Beaucoup de jeunes délaissent Facebook, mais ils sont sur Messenger et Instagram. (Donc soyez sûr que vous ne raterez personne.)

Ainsi, vous allez créer un contenu qui montre que votre marque est sympa et lancer des Publicités Facebook pour qu’un maximum de clients potentiels voient que vous êtes sympa. Ce sera une très bonne stratégie de branding.

Enfin, vous pouvez aussi utiliser les Stories Instagram pour séduire votre audience cible en montrant notamment les coulisses de votre e-commerce. Cette tactique est d’ailleurs recommandée par Facebook.

C’est bon pour vous ? Parfait !

Je suis Fahime Hassani, spécialiste de la Publicité Facebook et j’aide les ecommercants à augmenter leurs ventes.

Si mon expertise vous intéresse, envoyez-moi un mail directement sur la page contact du site.