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Création de contenu : devenir meilleur rédacteur sur un grand blog de marketing en 1 mois et 20 jours

Création de contenu : devenir meilleur rédacteur sur un grand blog de marketing en 1 mois et 20 jours

Quand je suis arrivé sur SEMrush le 6 avril 2020, personne ne me connaissait sur le Web. 1 mois et 20 jours plus tard, je suis devenu meilleur auteur du blog sur un classement de 117 rédacteurs externes (toute période confondue).

 

Découvrez mes stratégies en création de contenu – qui peuvent aussi s’utiliser en Facebook Ads pour votre e-commerce.

Introduction : passer d’inconnu à meilleur rédacteur

 Dans le rayon « Transparence », j’essaie de vous partager les coulisses de Kroisade. De base, c’était la première raison pour laquelle j’ai voulu rédiger cet article. Je voulais vous partager une réussite – à savoir que j’ai été élu meilleur auteur sur un des plus grands blogs de marketing en France.

Photo prise à Saint-Pierre, La Réunion (là où je vis).

Crédit photo : ma talentueuse copine <3

Mais je pense un peu à vous. Je me suis dit que certains se diront : « Ok Fahime, cool je suis content pour toi. Mais qu’est-ce que j’en à faire que tu sois meilleur auteur ? En quoi ça peut m’aider pour mon e-commerce ? »

Donc je me suis dit « Non quand même : faut que j’trouve un moyen pour que cet article leur apporte quand même quelque chose de concret ».

Et j’ai trouvé : je vais partager mes stratégies en création de contenu qui m’ont permis de me démarquer sur un grand blog de marketing en France.

Et là je tombe sur un autre problème. Je me dis : « Oui mais non ! T’es bête ou quoi ? Pourquoi tu parles de création de contenu alors que ton blog est spécialisé en Publicité Facebook pour e-commerce ? »

[…]

On pourrait se dire qu’un spécialiste Facebook ADS n’a aucune raison de s’intéresser au Content Marketing (qui signifie “création de contenu à visée marketing”). C’est vrai quoi. Même moi je me le suis dit.

Mais croyez-moi : la création de contenu reste importante même en Facebook ADS. On ne vous l’avez sans doute jamais dit. Même moi en écrivant, je me suis rendu compte que je ne l’avais jamais lu ou vu quelque part sur le web. Laissez-moi donc m’expliquer.

Pour parler du « contenu » dans Facebook Ads, on dira « créatif » (ou « créa » pour les plus branchers). Le créa, c’est la publicité en tant que telle : c’est le texte, la photo, la vidéo que l’on va montrer aux gens grâce à la publicité Facebook.

Plus le contenu de votre publicité est intéressant, mieux votre publicité va marcher. Si c’est une vidéo, les gens la regarderont jusqu’à la fin. Ils laisseront des commentaires, des likes, et des partages (Interactions avec la publicité). Ils iront consulter votre site et/ou ils vous laisseront leurs coordonnées pour devenir vos prospects.

Avec la publicité Facebook, l’environnement est férocement plus concurrentiel que ce que vous retrouverez en général sur le Web. Quand vous faites de la création de contenu, vous êtes en compétition avec vos concurrents : vos articles et vos vidéos se battront contre les leurs pour avoir l’attention de votre audience.

Mais quand vous faites de la publicité Facebook, le contenu de votre publicité, en plus de se battre contre celles de vos concurrents, est aussi en compétition avec celui des amis de votre client cible, de sa famille, et des potentiels partenaires sexuels qu’il ou elle traque sur ses réseaux sociaux. (Vous rendez-vous compte à quel point nous sommes dans la merde ?)

Si je m’arrête sur votre publicité, mon temps et mon attention va vers votre contenu et pas vers celui de mes proches. Voilà pourquoi la plupart des gens n’aiment pas s’arrêter sur les publicités.

C’est un véritable problème.

Si on ne le résout pas, nous passerons des mois ou même des années à créer du contenu qui n’intéressera quasiment personne. On va encaisser frustration sur frustration. On verra que l’on travaille beaucoup sans obtenir de résultats. Jours après jours, semaines après semaines, mois après mois.

Je ne parle même pas du coût d’opportunité car le temps que vous passez en création de contenu est du temps en moins pour d’autres choses (comme par exemple de la prospection plus direct, du réseautage, etc.). C’est un investissement. Au sens financier du terme. Et si au final personne ne s’intéresse à ce que vous faites, alors vous aurez perdu des ressources inutilement.

Et au niveau de Facebook Ads ? Et bien vous paierez plus cher vos publicités et les retours peuvent ne pas être top-top. Concrètement dit, vous jetez de l’argent par la fenêtre si vous faites de la publicité et que votre contenu n’intéresse pas les gens.

Mais il existe des solutions à ce problème. Désactivez vos notifications et continuez la lecture.

 

I) Comment je suis devenu meilleur auteur sur SEMrush en 1 mois et 20 jours

 

A) Mon histoire – raconter avec transparence et authenticité

Le samedi 11 janvier 2020 à 18h35, WordPress fut installé sur mon nouveau nom de domaine Kroisade.com : c’est le jour de naissance du blog que vous lisez.

Avant cela, j’avais passé des mois à réfléchir à ma stratégie pour ce blog. Je savais qu’un élément important pour sa réussite serait de devenir auteur sur des gros sites de marketing.

En février, j’avais 3 articles sur le blog. Pour moi, bien que tôt, il était tout de même temps de proposer mes articles à d’autres sites afin de promouvoir les 3 (gros) articles que j’avais déjà.

J’ai alors eu l’idée d’un article « Confessions d’un manipulateur des stories ».

Cet article allait montrer comment utiliser les stories pour manipuler la manière dont les gens voient la réalité, construire de vos propres mains l’image qu’ils ont de vous et votre entreprise en employant notamment les mécanismes d’influence de Robert Cialdini.

J’ai écrit l’article puis je suis parti le proposer à Hubspot en guest-blogging. J’ai lu leurs attentes sur la page dédiée aux articles invités, et je me suis dit “ça va, j’ai un bon truc à proposer”.

Résultat : refus. Mais ce n’était pas le refus polis avec plein de bla-bla et de courtoisie. Oh que non. C’était le genre de refus qui vous donne l’impression d’être le seigneur des nuls : ils ne m’ont même pas répondu.

Cela m’a quand affecté. Je savais que dans le guest-blogging on s’essuyait forcément des refus, je me croyais prêt à cela, mais force est d’avoué que je ne l’étais pas. Du moins pas pour cet article.

Je trouvais qu’il était vraiment excellent. Il était original, comportait un côté scientifique avec les travaux de Cialdini, mais aussi concret car j’ai intégré beaucoup d’illustration.

Mais s’il était si bon que ça, pourquoi il a été refusé ? Pourquoi je n’ai même pas eu droit à un « Votre article est intéressant mais malheureusement il ne correspond pas à notre ligne éditoriale ? ». Le doute commençait à pondre ses œufs pourris dans mon esprit.

Mais il fallait continuer.

Je suis donc parti voir LaTranchée, le blog de Olivier Lambert. J’ai toujours apprécié sa communauté qui est de grande qualité. Je me disais que si mon article était publié là-bas je pourrais en plus avoir plein de feedback – ce qui me permettrait d’affiner mon art.

Comme vous pouvez le voir sur la capture d’écran, je leur ai envoyé un mail le samedi 29 février à 20h59 où je me suis vendu moi et mon travail comme je le pouvais.

Résultat ? Nada. Aucune réponse. (Je pense que le mail n’a même pas été lu.)

Mais je ne me suis pas découragé. Je suis revenu à la charge.

Dans le premier mail, j’avais juste présenté l’article. Cette fois je me suis dit que j’allais le leur présenter entièrement rédiger. « En voyant l’article, ils vont sans doute se laisser convaincre parce qu’il est vraiment bon. » me disais-je et pour me convaincre et pour me rassurer.

Donc 8 jours après, j’envoie un autre mail. C’était le dimanche 8 mars à 10h42. Mais je suis quelqu’un de fier. J’ai tout de même pris le soin de préciser que s’ils ne me répondaient pas en 6 jours, pour moi ce serait un refus et j’irai voir ailleurs. (Ego oblige les amis.)

Toujours pas de réponse.

L’égo souffrait, le doute planait, mais je ne pouvais pas m’arrêter. Si je ne devenais pas auteur sur d’autres blogs, le mien allait mourir.

D’accord. Bah on va voir qui maintenant ?

En fait, je pense que 3 jours après le mail mon intuition me disait que j’allais me prendre un autre refus. Je n’ai donc pas attendu les 6 jours.

J’ai fait mes recherches et je suis tombé sur SEMrush. SEMrush est un autre grand blog de marketing en France. Il est très professionnel. Des spécialistes reconnus dans le marketing francophone viennent partager leur expertise.

J’ai regardé leurs critères et leurs attentes pour les articles externes. Je me suis dit « Ouais non c’est dans mes cordes. » Mais une petite voix sournoise me répondait : « C’est ça … tu avais dit la même chose pour Hubspot et pour LaTranchée … »

Je fais semblant de ne pas l’entendre. Je leurs soumets mon article. Advienne que pourra.

Le lundi 16 mars à 18h04, je reçois un mail de Jonathan Henault – responsable du blog SEMrush France.

Cela devait faire plus d’une semaine après la soumission. Tout le long j’avais cette froide anxiété qui vous mange de l’intérieur quand vous attendez une réponse pour un job ou pour quoique ce soit et que vous êtes conscient qu’on peut vous recaller.

Au moment où le mail a été envoyé et que je l’ai reçu sur mon téléphone, j’étais entrain de rentrer chez moi après une écrasante journée.

Vous savez, c’est le genre de journée où vous avez tout donner, que vous êtes épuisé physiquement et surtout psychologiquement. Mais vous avez l’impression que rien ne marche, du moins pas aussi bien et aussi vite que vous l’aimeriez.

Et là la notification de mon Huawei retentit. Je regarde et je vois que j’ai reçu un mail pour mon article. Je le lis discrètement d’un œil et puis je me rends compte que MON ARTICLE A ETE ACCEPTEE !

Non seulement il a été accepté, mais on me dit aussi que c’était un « très bel article », qu’il était captivant et « très intéressant ». C’était FORMIDABLE ! Je suis rentré chez moi en rigolant et en sautillant comme une princesse Disney.

En raison de sa longueur (+ de 4000 mots), l’article a été divisé en deux parties puis publié le 6 et le 7 avril 2020. Les retours des lecteurs furent très gratifiant.

Ce qui est vraiment bien sur SEMrush c’est qu’ils ont une métrique permettant d’attribuer un score à un article en se basant sur l’engagement des lecteurs : le Wow-score.

Je trouve cela très démocratique car c’est le peuple qui fait le classement. Et c’est aussi très utile car vous savez de manière objective si ce que vous avez écrit est intéressant ou non pour les lecteurs.

Confessions (2) a obtenu un score de 98/100 – ce qui signifie que l’article a un très bon niveau d’engagement et que la majorité des gens l’ont jugé suffisamment utile et intéressant pour le lire jusqu’à la fin. Il a tellement bien marché que je suis devenu meilleur sur les 90 derniers jours.

J’ai été tellement content que je l’ai partagé sur mon Facebook personnel le 14 avril.

J’ai beaucoup apprécié cette première collaboration avec SEMrush, j’ai donc continué avec eux.

Puis deux articles plus tard après Confessions, je devenais le meilleur auteur de SEMrush (toute période confondue) en 1 mois et 20 jours sur un classement de 117 rédacteurs externes.

Là les amis, j’étais refait.

B) Analyse : Les leçons à en tirer pour une stratégie de création de contenu

Comment est-ce possible ? Comment j’ai pu devenir en aussi peu de temps meilleur auteur sur un blog où des gens plus connus et plus expérimentés que moi rédigent également ?

Ne décrochez pas encore, on va analyser tout cela.

Lorsque j’ai été publié sur SEMrush, un ami entrepreneur que j’apprécie beaucoup m’a appelé pour me féliciter. Il avait vu ma publication sur mon Facebook personnel.

On a discuté un peu et il m’a dit quelque chose comme « J’ai regardé le nombre de mots. Ahah c’est pas étonnant qu’il t’ait publié c’est un pavé que tu as écrits pour SEMrush je ne pense pas que sur ton site il y a un article aussi long ».

En disant cela, il a fait une grosse erreur.

Beaucoup de personnes continuent à penser que pour réussir dans la création de contenu, on doit écrire des pavés parce que Google aime ça. Ils pensent aussi que quand tu proposes un « pavé » tu augmentes tes chances que ton article soit publié dans un grand blog.

(Lorsque ma copine a lu ce passage elle m’a dit « Ouais c’est comme les étudiants qui pensent que plus une dissert’ sera longue et plus ils auront de points ».)

Cette vision comporte des failles.

Premièrement, les grands blogs de marketing n’ont pas un besoin vital de créateurs de contenu. Leurs blogs sont déjà connus et ils ont des centaines de milliers de visiteurs tous les mois.

Vu leur position, ce sont les auteurs qui courent vers eux en masse pour proposer leurs articles. Donc ils ont le luxe de ne retenir que les meilleurs. C’est comme les grandes écoles.

Publier des articles en se basant sur la longueur de mots et non pas sur la qualité du contenu serait un vrai suicide pour eux. Ils tueraient à petit feu leur réputation et leur audience risque de diminuer.

Deuxièmement, il faut savoir que plus ton article est long, plus son coût en temps et en attention est élevé. (Ce que je viens de dire est très important. C’est pour ça que je l’ai mis en gras, en italique et que je l’ai souligné.)

Concrètement, cela signifie que les gens vont atterrir sur votre article, défiler rapidement pour voir à quel point il est long, puis beaucoup parmi eux risquent de partir car ils seront intimidés par sa longueur. C’est la réalité.

Sachant cela, vous allez devoir fournir plus d’effort pour trouver des choses intéressantes à dire et aussi polir votre contenu pour qu’il soit le plus captivant possible.

Je pense que si un créateur de contenu vise le nombre de mots pour « hacker » sa croissance, il risque de ne pas avoir suffisamment de volonté et d’envie pour faire ce travail supplémentaire afin de retenir l’attention de son lecteur tout le long.

Le lecteur (surtout expérimenté) est comme un prof qui fait vite la différence entre une copie qui est longue parce que son rédacteur a des choses intéressantes et utiles à dire et une autre qui est longue … juste pour être longue. Et il se montre sans pitié avec ce dernier type car cela lui fait perdre son temps pour très peu au final.

Revenons à moi.

En vérité, je ne fais pas de distinction entre les articles que je publie sur mon blog et ceux qui seront publiés sur d’autres blogs. Comme pour une charte graphique, je dois me montrer partout cohérent pour construire une image et une réputation qui m’aidera à dévorer complètement mon marché et mes concurrents.

En l’occurrence, je souhaite être reconnu pour un contenu de qualité incroyable, le meilleur du marché, un Didier Raoult du marketing. Si à la fin de cet article vous me quittez en vous disant « Waw, cet article était vraiment bon », alors j’ai bien fait mon travail. Mais il me faudra faire la même chose avec l’article suivant, puis le suivant, et encore le suivant.

Je viens de dire que c’était important pour dominer mon marché, mais en fait c’est important pour exister tout court.

Le marché est plein. Taper « Facebook Ads » ; « Marketing » ; « E-commerce » et vous verrez des centaines et des centaines d’auteurs lutant pour la même chose que moi : votre attention.

II) Deux stratégies pour devenir un très bon créateur de contenu

A) Stratégie 1 : So Good That They Can’t Ignore You 

Je vous avais déjà dit que Didier Raoult m’inspire beaucoup ?

Il a beau être provocateur, insulter ses confrères, demander à des journalistes de la fermer ou les menacer de quitter le plateau, on ne pourra pas se débarrasser de lui. 

Et même si on venait à le faire, il ne risquerait rien. Il trouvera un grand hôpital ou un institut dans un autre pays qui voudra bien de ses compétences. 

Pourquoi ? Parce qu’il fait partie des meilleurs dans son domaine. Il a le palmarès d’un Cristiano Ronaldo de la médecine.

Didier Raoult représente à merveille le titre d’un livre de Cal Newport : « So good that they can’t ignore you » qui peut se traduire par « Être tellement bon dans ce que vous faites que les gens doivent vous avoir et vous garder à tout prix ».

Être le meilleur, c’est disposer des compétences les plus pointues et être celui qui satisfait le mieux sa clientèle.

Ce genre de mentalité risque de faire complètement la différence. Pourquoi ? Parce que j’ai l’impression que de moins en moins de gens pensent de cette façon.

Un très bon ami à moi qui s’appelle Farid Issoufi a partagé ça sur son Facebook personnel.

Farid n’est ni dans le business ni dans la création de contenu à visée marketing. À l’heure où j’écris ces lignes, il fait un master en droit public. Mais même s’il n’est pas dans notre domaine, il a parfaitement compris la mentalité qui touche beaucoup d’entrepreneurs et de créateur de contenu.

« L’immédiateté, la facilité, l’imposture, plutôt que l’effort, la discipline, la durée, la difficulté, et la rigueur. C’est ainsi qu’on voit naitre des pseudo entrepreneurs, des pseudo philosophes, des « bricoleurs du moi » […] »

Farid a tout dit. C’est pour ça que j’ai mis « J’adore » sur sa publication.

 Vous ne pourrez jamais produire un contenu de très bonne qualité si vous ne prenez pas le temps de devenir vraiment bon dans ce que vous faites. Il n’y a pas de raccourci. Il n’y a pas de « hack » qui puisse lobotomiser le cerveau d’une audience et lui faire dire « Waw je kiffe trop ce qu’il/elle fait » si vous êtes nul.

 Attention.

Nul ne signifie pas que vous êtes nul. Nul signifie que vous êtes moyen (donc que vous êtes quand même assez bon). Mais dans un marché où l’offre est supérieure à la demande, un marché où l’acheteur potentiel est en surabondance, vous êtes mort si vous êtes moyen. C’est ce qui se passe actuellement sur le marché si vous faites dans la création de contenu. Il y a de fortes chances pour que vous n’existiez jamais aux yeux du consommateur si vous êtes “juste moyen” ou “juste bon”.

J’adore consommer le contenu de Idriss Aberkane car j’apprends beaucoup de choses. Mais nous sommes des centaines de milliers qui pensons la même chose de lui (allez lire les commentaires sur les vidéos de sa chaine YouTube).

Mais Idriss Aberkane, ce sont des connaissances et des expériences accumulées sur une dizaine d’année qui font qu’aujourd’hui les gens sortent de ces vidéos en se disant « Waw, j’adore ce qu’il fait. »

Nuance s’impose.

Ne quittez pas ce blog en vous disant « J’ai lu un article qui m’a dit que je dois taffer 10 ans dans mon domaine pour espérer réussir en création de contenu. »

Ce serait faux.

Ce que j’essaie d’expliquer, c’est que l’on doit investir beaucoup de temps pour développer une expertise qui fera baver les gens sur notre contenu. Puis ensuite du temps à apprendre comment partager notre expertise de la manière la plus pédagogique et intéressante possible.

Ce temps dépendra de votre domaine.

Dans la médecine ou le droit, ce sera facilement 20 à 30 ans car c’est un vieux domaine et vos concurrents ont des dizaines d’années d’expérience sur vous. Dans le marketing digital, 3 à 5 ans peuvent suffire si vous faites bien les choses.

Mais si vous êtes dans un domaine complètement nouveau, une niche que personne n’a exploré, une année ou même quelque mois peuvent suffire pour que l’on vous prenne pour le Einstein du domaine. Pourquoi ? Parce que c’est nouveau et que personne n’y connait rien encore. Le niveau d’expertise moyen est proche de zéro.
Exemple concret.

Si en 2020, un jeune de 20 ans va lire deux-trois trucs en web-marketing et dit ensuite que « Je vais créer un blog ou une chaine YouTube pour aider les gens à construire des business en ligne ».

Il regardera les gourous déjà présents dans le domaine et se persuadera qu’il peut le faire même s’il n’a pas beaucoup d’expérience car eux avaient le même niveau que lui quand ils ont commencé.

C’est vrai. Ils l’ont fait et ça a marché… mais dans un contexte COMPLETEMENT différent.

Eux quand ils l’ont fait, il n’y avait presque personne.

Vu le marché, ce jeune risquera de se planter car il va rentrer en compétition avec des mastodontes comme Stan Leloup de Marketing Mania.

Donc si vous voulez réussir dans la création de contenu, un de vos objectifs sera de constamment développer votre expertise. Bien entendu, rien ne vous empêche de faire les deux en même temps. Mais assurez-vous d’en savoir un peu plus que votre audience cible avant de vous lancer.

Très peu de personnes le font à défaut d’avoir une vision long-terme sur leur création de contenu. Donc vous aurez un avantage compétitif au bout de quelques années. Vous serez la lumière de votre marché.

Ainsi, votre contenu aura déjà des chances d’être meilleur que celui des autres et de se faire remarquer en raison de la solidité du fond.

Mais même lorsque vous deviendrez très bon dans votre domaine, continuez quand même à vous développer car des nouveaux talents arriveront et viendront se battre pour prendre votre place.

Ce sera le nouveau et brillant Cassius contre le vieux et expérimenté César. Ou si vous voulez un exemple plus proche de nous, c’est Killian Mbappé qui arrive en équipe de France contre tous les attaquants qui y étaient avant lui.

N’oubliez pas : So Good That They Can’t Ignore You (« Tellement bon qu’ils ne peuvent pas vous ignorer. »)

Voilà la première stratégie pour réussir dans la création de contenu.

Maintenant il y a une deuxième stratégie qui peut vous aider à attirer une audience. Elle consiste à faire un doigt d’honneur aux conventions de votre marché.

B) Stratégie 2 : se différencier au maximum

MAX BIRD. Vous connaissez Max Bird ?

Max Bird est un humoriste qui fait des vidéos drôles sur YouTube.

Cool. Mais des centaines d’autres personnes le font aussi.

Bien que ce ne soit pas mon travail, si Max Bird me contactait avant même d’avoir créé sa chaine pour que je lui propose une stratégie de création de contenu, je lui poserais la question suivante : en quoi peux-tu être différent ?

Max Bird a deux caractéristiques intéressantes :

– 1) il est très drôle comme tout humoriste ;

– 2) c’est une encyclopédie vivante (héritier pur de Jamy dans « C’est pas sorcier »).

Bon je vous préviens tout de suite : ce que je vais dire est cliché, partiellement faux et même un peu bête de ma part. Mais c’est par souci pédagogique.

Le mec drôle c’est celui qui va passer son temps en classe à divertir, à faire rire les autres et donc à ne pas écouter ses profs. Le mec intelligent sera celui qui va écouter le prof et limiter les interactions avec les autres afin de se concentrer au maximum. C’est assez rare d’avoir un intello très très drôle.

Mais Max Bird fait partie de ces exceptions.

En fusionnant ces deux éléments, il peut se différencier en faisant de l’humour sur de la vulgarisation scientifique.

Il crée alors un style nouveau. Non, il fait plus que ça : il fait un doigt d’honneur aux conventions de son marché.

« Qui a dit que pour faire rire vous deviez forcément parler de sexe, de Marine Le Pen et de Eric Zemmour ? Moi j’vais faire rire les gens en faisant des cours de science. » aurait pu se dire Max Bird à ses débuts.

Son audience rigole comme s’il regardait n’importe quel humoriste mais en plus il apprend beaucoup de choses comme s’il suivait un cours d’histoire ou de science. L’offre est nouvelle. Elle est en océan bleu.

Parlons de vous maintenant.

Vous devez avoir un élément qui vous différencie dans ce que vous produisez comme contenu. Quelque chose qui va faire que l’on va se souvenir de vous. N’hésitez pas à fusionner des passions ou des compétences en apparence opposées pour cela ou à exprimer votre personnalité dans votre travail.

Exemple concret.

« Everyone Hates Marketers » (« Tout le monde déteste les marketeurs ») est un podcast lancer par – Louis Grenier un marketeur français sur le marché anglophone.

Louis a créé un podcast pour parler de marketing avec une audience anglophone. Bravo Louis. Mais il y avait déjà des centaines de personnes qui l’avaient lancé avant toi et qui sont déjà bien installés.

Mais Louis a deux choses qui le différencie :

– 1) il déteste les marketeurs qui font de grosses promesses et qui ne sont pas du tout éthique ;

– 2) il est français sur un marché anglais.

Ces deux choses lui fournissent un positionnement intéressant. Il crée un podcast où il enseigne aux gens à faire du marketing éthique et il joue de son image de français pour que les gens se souviennent de lui.

Quand j’ai eu l’idée de vous parler de lui pour illustrer ce point, je suis parti regarder ma boite mail.

Regardez ça : il me dit « Bonjour bonjour ! » En fait il ne me le dit pas à moi. Ce mail a été envoyé à des milliers d’autres personnes.

Lorsque Louis est passé sur le podcast Marketing Mania de Stan Leloup, il a lui-même indiqué qu’il jouait de la carte du « français » pour se différencier.

Même sur son site il se surnomme « Louis ‘’Bonjour Bonjour’’ Grenier ». Son audience sait qu’il n’est pas natif. Il a un petit accent de français. Très bien. Il va donc l’utiliser à son avantage. C’est son petit truc à lui qui va faire qu’on va se souvenir de lui dans l’immense jungle de la création de contenu.

 

Voici donc la deuxième stratégie : ne soyez dans l’ombre de personnes. Différenciez-vous au maximum.

Mais c’est bien beau tout cela mais ce blog parle de Facebook Ads pour les e-commerçants. Donc voyons comment ces stratégies peuvent s’utiliser dans ce type de cas.

C) Application de ces deux stratégies pour les Facebook Ads de votre e-commerce

La première stratégie consistant à être le meilleur dans ce que vous faites ne trouvera pas sa place sur Facebook Ads. Du moins pas de manière directe. Je vous ai déjà expliqué comment le niveau de satisfaction de vos clients pouvait tuer vos ventes à cause des commentaires sous vos publicités.

Donc je ne vais pas y revenir. Lisez l’article que j’ai écrit pour Webmarketing & com.

Parlons de la deuxième stratégie : la différenciation.

Quand vous faites de la publicité sur Facebook pour votre e-commerce, tâchez de vous différencier au maximum.

Si vous vendez un produit qui a déjà été vendu des centaines de fois à une audience présente sur Facebook en utilisant les mêmes arguments, le même type de créatif et les mêmes codes de marque, beaucoup de gens ne feront pas attention à vous.

Non pas parce que votre produit ne pourra pas leur être utile, mais parce qu’ils se diront « Oh c’est bon. Je connais déjà le truc j’ai vu plein de pubs qui disaient la même chose ».

Illustrons.

Un des annonceurs sur Facebook qui a très bien appliqué cette technique est Billy Gene – un gourou du marketing aux Etats-Unis.

Et comme on peut le lire sur leur blog, la vidéo a été rentable mais a aussi permis de se faire connaître par de nouvelles personnes grâce à sa viralité.

Mais il n’est pas le seul à être très différent dans les publicités qu’ils lancent. Un coach de développement personnel (français) le fait très bien lui aussi : c’est Steve.

Steve donne des conseils de type développement personnel. C’est top non ? Oui, mais des milliers de personnes le font aussi. (Et ils nous gavent à tous dire la même chose en plus.)

Au niveau de ses publicités, il se différencie grâce à ses visuels et sa charte graphique qui sont assez frappants, son style qui fait assez « coach à la dur », mais aussi grâce aux symboles qu’il utilise : un déguisement de Dragon-Ball Z, un katana, les griffes de Wolverine, et j’en passe (sisi je vous jure… c’est bien un coach de dev perso).

Conclusion : écrasez la concurrence en étant meilleur et radicalement différent

Nous voilà à la fin.

Retenez ceci : dans beaucoup d’industrie, votre audience et votre clientèle cible sont en surabondance de contenu. Si vous décidez de partir sur une stratégie de création de contenu pour votre business, produisez un contenu de très bonne qualité et différenciez-vous au maximum – que ce soit pour un podcast, une chaine YouTube, ou même blog.

Cette stratégie ne s’applique pas qu’à la création de contenu : elle fonctionne aussi avec la publicité Facebook. Soyez différent, et faites mieux. Ayez l’audace et le culot de faire un doigt d’honneur aux conventions de votre marché et de faire les choses selon votre identité et celle de votre marque. On vous remarquera. On se souviendra de vous. On parlera de vous. Et on achètera chez vous.

L’article est terminé.

Bon, on fait quoi maintenant ? Je n’ai pas envie de vous lâcher. Et si j’ai bien fait mon travail, je pense que vous aussi vous n’avez pas envie que je vous lâche. Vous devez probablement en vouloir un peu plus.

Très bien. Et si je vous apprends à manipuler les gens via vos stories ?

À proprement parler, j’ai envie de vous apprendre à utiliser les stories pour influencer votre audience afin de gagner leur confiance et de les faire acheter plus facilement chez vous.

Oui vous l’avez peut-être deviné : c’est bien l’article qui m’a propulsé sur SEMrush.

Alors ça vous dit qu’on discute de ça aussi ? Ou juste voir comment mon propre article a appliqué les techniques que je vous ai présenté pour réussir en création de contenu ? Parfait. À tout de suite alors.